Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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1.2. Concept d’espèce bio-indicatrice
D’après Rivière (1993), un bio-indicateur désigne des espèces ou associations d'espèces capables
par leur comportement général (disparition, augmentation ou variation densitaire) de rendre compte
de l'évolution générale d'un milieu.
Une espèce indicatrice doit être comestible, doit être représentative de son milieu de vie, et doit
aussi montrer les variations quantitatives et qualitatives caractérisant le milieu. Ainsi, chez les
vertébrés, le choix se porte souvent sur les poissons benthiques, plus ou moins sédentaire, vivant à
proximité du fond.
Phillips (1977 in Amiard, 1994) décrit un bon indicateur biologique de pollution, toute espèce ayant
une distribution cosmopolite, une grande abondance, une durée de vie longue, une taille
raisonnable, une facilité d’échantillonnage, une tolérance aux eaux saumâtres car ce sont les eaux
côtières et estuariennes qui sont le plus susceptibles d'être polluées
On peut également appeler animal sentinelle une espèce bio-indicatrice. En effet l’auteur précité
(Rivière, 1993) mentionne que les notions d'animal sentinelle et d'espèce bio-indicatrice sont très
voisines et procèdent de la même idée : que les animaux informent sur les milieux dans lesquels ils
vivent. Il y a une différence d'échelle. Avec une espèce bio-indicatrice, le seul critère retenu est la
plus ou moins grande abondance d'individus, alors que l'animal sentinelle fait appel, à la variation
de paramètres au niveau organique, tissulaire, cellulaire ou moléculaire de l'individu. Il y a aussi
une différence d'objectifs : l'animal sentinelle est spécifiquement mis en place pour informer sur la
pollution environnementale, alors que l'espèce bio-indicatrice est destinée à donner une idée de la
"qualité écologique" du milieu ou, tout au moins, à fournir des éléments typologiques pour classer
des écosystèmes.
Ce même auteur explique aussi que les voies d'exposition sont déterminées par l'habitat
(distributions et structure des communautés) et les préférences nutritionnelles de l'espèce (régime
alimentaire), il faut, aussi, disposer d'animaux témoins (animaux non pollués, ou du moins
présentant un niveau de pollution suffisamment bas), et en fin une analyse comparatives avec
d'autres études sur la même espèce.
1.3. La pollution métallique en milieu marin
Le milieu marin est caractérisé à la fois par une remarquable stabilité de ses propriétés
fondamentales et une grande variabilité de ses microconstituants, les métaux se trouvent à de faibles
concentrations, généralement de l'ordre du nanogramme ou du microgramme par litre.
Les effluents industriels, les extractions minières, la combustion de carburants fossiles,
l’incinération des déchets, les ruissellements orageux urbains, le lessivage de décharges d'ordures
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Utilisation du sar à tête noire (diplodus vulgaris, Geoffroy St Hilaire, 1817) comme modèle bio-indicateur dans la région d\'alger: comportement, gestion et surveillance - 10/138

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