Chapitre I
Généralités
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3.2.4. Phosphates (PO 4
3)
Dans l’eau de mer, le phosphore existe sous forme dissoute et particulaire, organique (les
phospholipides, ADN, ARN, ATP) et inorganique présentés essentiellement par les ions
Orthophosphates qui se trouvent sous deux formes PO 4
3- (10%), HPO 4
2 - (90%) et H 2 PO 4
-
présente moins 1% (Aminot et al, 1983).
Ces différentes formes sont issues de la dissociation de l’acide orthophosphorique selon les
équilibres suivants :
À l’état d’équilibre, elles se trouvent avec des teneurs assez faibles en surface (0 à 1 μmole/L)
à cause de leur consommation par le phytoplancton (bloom printanier) (Copin-Montégut,
1996).Ces teneurs augmentent avec la profondeur au dessous de la couche euphotique pour
atteindre un maximum qui correspond au minimum de l’oxygène dissous, avec une légère
fluctuation selon la région océanique, environ 3 μmole/L.
Béthoux et al, (2002) (in Hamaoui, 2006) montrent que dans les eaux profondes
méditerranéennes (bassin Algéro-provençal), les concentrations de phosphates ont augmenté
de 0,38 μmole/kg à 0,47 μmole/kg en trente ans, et attribuent cette augmentation à
l’augmentation d’apports terrigènes anthropiques (origine domestique et/ou agricole).
3.3. Sels nutritifs et le rapport de Redfield
L'assimilation phytoplanctonique du carbone, de l’azote, du phosphore et de l’oxygène et leur
régénération à partir du matériel biogénique se font dans des proportions quasi constantes
«Rapports biogéochimiques de Redfield » (Copin-Montégut, 1996).
Après plusieurs travaux, Redfield et al., (1963) ont donné les rapports suivants par l'analyse
de la composition chimique de la matière organique : La composition de la matière organique
influe sur la composition en C/N/P des eaux dans lesquelles ces organismes vivent, puisque la
source principale des sels nutritifs dans l'océan global est le recyclage interne. Néanmoins, ce
rapport varie avec les saisons et selon les régions et décroît avec la profondeur (Boulahdid,
1987).
4. Paramètres microbiologiques
Les bactéries sont couramment recherchées dans l’eau, principalement comme témoins de
contamination fécale (Gaujous, 1995).
L’OMS a choisi les coliformes, les streptocoques fécaux du groupe D de Lancefield(1993), et
parfois les Clostridium perfringens. En raison de la simplicité et de la rapidité de la
numérotation de ces bactéries (entre 24 et 48h) contrairement à celle des germes pathogènes,
qui se fait sur plusieurs jours avec nécessité d’indentification sérologique (Gauthier et Pietri,
1989).
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