Chapitre I
Généralités
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L’ammonium est souvent dominant (Aminot et Chausse-pied, 1983). En milieu oxydant,
l’ammonium se transforme en nitrites puis en nitrates ; ce qui induit une consommation
d’oxygène (Gaujous, 1995). A proximité des émissaires urbains, l’ammonium devient un bon
traceur de pollution urbaine avec des concentrations pouvant atteindre plusieurs centaines de
μmole/l (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
3.2.2. Nitrates (NO 3
-
)
Les nitrates sont la forme la plus répandue et la plus stable de l’azote dans l’océan. Ils
représentent environ 65% du stock de l’azote. La concentration varie de 0 μmole/L en surface
à plus de 45 μmole/l dans les eaux profondes des océans. Cependant, dans les estuaires,
lorsque la salinité décroît et les apports terrigènes augmentent, les concentrations de nitrates
peuvent atteindre plusieurs centaines de micromoles par litre (Aminot et al, 1983). L’ion
nitrate est une forme oxydée stable de l’azote en solution aqueuse.
Il ne présente pas de faculté de complexation ou d’absorption. Il entre dans le cycle de l’azote
comme support principal de la croissance phytoplanctonique, il est ensuite régénéré. Lorsque
la vitesse de régénération est inférieure à la vitesse d’utilisation, les ions nitrates sont un
facteur limitant de la croissance des algues. Il résulte de l’oxydation des nitrites (NO 2
-
) par
une réaction exothermique (▲G° = -18 Kcal) opérée par des bactéries (le Nitrobacter) et on
parle de nitratation. (Aminot et al ; 1983).
3. 2.3.Nitrites (NO 2
-
)
Etant dans le cycle de l’azote, un ion en état transitoire au même titre que l’ammonium,
expliquant ainsi les faibles concentrations rencontrées en milieu marin qui sont de l’ordre de
zéro à quelques micromoles par litres d’azote nitreux (Aminot et Chausse-Pied, 1983).
Les concentrations des nitrites connaissent des variations saisonnières, qui varient en hiver
entre 0.5 et 1 μmole/l et atteint des valeurs très faibles en été (< à 0,01μmol/l) suite au
développement du phytoplancton (Aminot et Chausse-Pied, 1983). Les nitrites proviennent
des deux réactions suivantes :
 L’oxydation de l’ammonium par la réaction nitrosation qui est exothermique opérée par
des bactéries (Nitrosomonas) :
 La réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ou pauvres en oxygène dissous,
opérée par les bactéries anaérobiques, selon la réaction suivante :
……… (1.6)
…… (1.5)
…. (1.4)
NH4+ + 7/4 O 2
NO2-/H+ + 3/2 H 2 O Nitrosation
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Impact des rejets des eaux usées sur le littoral Algérois, constat et diagnostic de la situation actuelle - 27/104

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