Chapitre I
Généralités
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4.1. Germes témoins de contamination fécale
4.1.1. Coliformes totaux (CT)
Ils regroupent un certain nombre d’espèces appartenant à la famille des entérobactéries.
Selon la définition (ISO), ce sont des bacilles à Gram négatif, non sporulant, anaérobie
facultatif, oxydase négative. Ils peuvent croître en présence des sels biliaires et sont capables
de fermenter le lactose (et le mannitol) avec production d’acides et d’aldéhydes en 48 heures à
des températures de 35 à 37°C.
La recherche et le dénombrement de l’ensemble des coliformes (coliformes totaux) sans
préjuger de leur appartenance taxonomique et de leur origine, sont importants pour la
vérification de l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant. Mais il est d’un intérêt nuancé
pour déceler une contamination d’origine fécale (Rodier et al. 2005).
Les Coliformes totaux constituent un groupe de bactéries très hétérogènes, le plus souvent
présentes en grand nombre dans les excréments animaux et humains mais dont certaines
espèces ne sont pas nécessairement liées à la flore intestinale humaine ou animale et peuvent
proliférer dans les sols ou dans les milieux aquatiques.
Les coliformes comprennent les genres : Escherichia, Citrobacter, Enterobacter, Klebsiella,
Yersinia, Serratia (Rodier et al, 2005 ; Joly et Reynaud, 2003).
4.1.2. Coliformes fécaux « thermotolérants » (CF)
Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des coliformes
totaux capables de fermenter le lactose à une température de 44°C.
L’espèce la plus fréquemment associée à ce groupe bactérien est Escherichia coli et dans une
moindre mesure, certaines espèces des genres Citrobacter, Enterobacter et Klebsiella (OMS,
1979 ; Rodier et al, 2005 ; Joly et Reynaud, 2003).
Figure 1.1 : Coliformes fécaux (Source : bouillonecultures.blogspot.com)
La recherche des coliformes thermotolérants est très importante car un très grand nombre
d’entre eux vivent en abondance dans les matières fécales des animaux à sang chaud et de ce
fait, constituent de très bons indicateurs de pollution d’origine fécale.
Leur densité est proportionnelle au degré de la pollution et leur suivie dans l’environnement
est également équivalente à celle des pathogènes (Rodier et al. 2005).
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