Chapitre I
Généralités
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Elles sont transportées au sein de la masse d’eau qu’elle soit douce, marine ou résiduaire.
(Ottmann, 1983)
Des teneurs élevées en matières en suspension réduisent la transparence de l’eau, empêchent
la pénétration de la lumière, diminuent l’oxygène dissous et limitent le développement de la
vie aquatique en créant des déséquilibres entre diverses espèces.
Les particules présentent une surface de contact importante pour des échanges physicochimiques ou biologiques avec l’eau de mer. (Mertes et al. 1993).Elles sont parfois
responsables de l'asphyxie des poissons par colmatage des branchies. (Rodier, 1997 ; Berne &
Cordonnier, 1991).
Elles peuvent aussi interférer sur la qualité d'une eau par des phénomènes d'adsorption
notamment de certains éléments toxiques et de ce fait être une voie de pénétration d’éléments
toxiques plus ou moins concentrés dans l'organisme. (Sirone et al. 1986).
Selon leur nature, elles sont également une source nutritive non négligeable pour la faune.
Elles peuvent être aussi considérées comme des transporteurs importants des polluants,
fertilisants, toxiques et biologiques (Lacaze, 1996). Dans les océans, la concentration en
matières en suspension est faible : elle diminue de la surface jusqu’au fond. Contrairement
aux milieux côtiers et estuariens, les teneurs sont les plus importantes.
2.2. Turbidité (Tu)
La turbidité est définit comme étant "l'expression de la propriété optique qui fait que la
lumière soit dispersée et absorbée plutôt que transmise en ligne droite à travers un
échantillon," cette dispersion est provoquée par l'interaction de la lumière avec les particules
en suspension dans l'échantillon.
La turbidité est fonction de la concentration, de la taille, de la forme et des coefficients de
références, d’adsorption, et de réfraction des particules présentes (McCarthy et al. 1974 ; Bunt
et al ; 1999 in Aminot et Kérouel, 2004). Elle est inversement proportionnelle à la
transparence de l’eau, et varie selon les matières en suspension (MES). (Lacaze, 1996).
Elle est mesurée :
 Soit visuellement par la hauteur ‘eau à travers laquelle on ne distingue plus un objet
(disque e Secchi, fil de platine), là elle est exprimée en mètre.
 Soit électroniquement (néphélométrie) par comparaison avec une gamme de solution de
référence (silice, mastic, formazine) ; elle est alors exprimée en mg/l de silice, de
mastic,…ou en unité (NTU, Nephelometric Turbidity Unit). (Gaujous, 1995).
2.3. Demande Chimique en Oxygène (DCO)
Elle correspond à la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder dans des conditions
opératoires définies les matières organiques présentes dans un échantillon donné.
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