Chapitre I : Généralités
ϭϳϳ
1.7.5. Impact sur les oiseaux et les mammifères
Les hydrocarbures qui se déversent en mer de manière chronique ou accidentelle constituent
l’aléa qui fait courir des risques importants aux oiseaux et mammifères. Les rejets
opérationnels chroniques tuent en moyenne près de trois cent mille oiseaux tous les ans
(environnement du Canada, 2004).
Les effets d’un déversement sur les oiseaux, sont toujours difficiles à évaluer car d’une part, il
existe de grandes variabilités des groupes, qui sont dues à des facteurs naturels. D’autre part,
lorsqu’une pollution parvient, les animaux qui échouent sur le littoral ne représentent qu’une
partie des mortalités. Le reste des évaluations résulte d’extrapolation.
La vulnérabilité des oiseaux dépond de plusieurs variables comme le type d’espèce (c’est –àdire son origine géographique, sa structure d’âge, les stratégies démographiques du groupe,
les modes de reproduction), le type d’hydrocarbures, l’étendue de la nappe, le lieu de la
pollution ainsi que la période où l’accident s’est produit.
Il n’y a pas de relation entre la quantité déversée et l’impact sur l’avifaune (Cadiou et al.,
2003). En revanche, les espèces qui passent de longues périodes à la surface de l’eau, qui
plongent, qui muent et qui ne volent pas, sont plus vulnérables que les autres. Les oiseaux de
pleine mer (pingouins, guillemots, macareux, canards marin, plongeon, grèbes, cormorans,
fous, mouettes tridactyles, fulmar et puffins ), dont, plus spécifiquement les alcidés sont plus
vulnérables que les oiseaux de rivage. Cette vulnérabilité est d’ailleurs d’autant plus grande
que le déversement a lieu au voisinage des colonies. Enfin, l’impact sur les oiseaux diffère
selon les saisons et en hiver, le froid contribue à aggraver les hypothermies. Au printemps et
en été, la pleine période de reproduction augmente les risques.
Il existe plusieurs causes importantes de mortalité, directes ou indirectes, le premier impact
direct est l’engluement des plumes qui perdent ainsi leur caractère protecteur. Dès lors que les
plumes sont engluées, on assiste à des réactions en chaine. L’oiseau est alourdi et ne peut plus
voler. Par ailleurs, en tentant de se nettoyer (on se lissant les plumes), il ingère du polluant et
subit un stress hypothermique qui réduit sa flottabilité et le conduit à la noyade (Sloan, 1999).
Même si certains oiseaux semblent moins affectés, ceci ne signifie pas pour autant qu’ils
soient tirés d’affaire et une faible perte d’isolation thermique entraine un refroidissement,
ainsi qu’une réduction de la capacité à se mouvoir ou à s’alimenter (Chemineau et Lidour,
2005).
1.7.6. Impact sur la santé humaine
En absence d’un contact prolongé avec le polluant ou d’une ingestion du produit, les impacts
d’une pollution par les hydrocarbures sur la santé humaine sont considérés comme limités et
négligeables. En revanche, le contact permanent avec des hydrocarbures lourds, contenant des
HPA, provoque à long terme des troubles neurologiques et neurophysiologiques
(Baars, 2002).
L’impact sur la santé dépend aussi du temps d’inhalation, du contact cutané avec des
hydrocarbures et de la possible consommation de produits de la mer qui seraient contaminés.
ϭϳϳ
1.7.5. Impact sur les oiseaux et les mammifères
Les hydrocarbures qui se déversent en mer de manière chronique ou accidentelle constituent
l’aléa qui fait courir des risques importants aux oiseaux et mammifères. Les rejets
opérationnels chroniques tuent en moyenne près de trois cent mille oiseaux tous les ans
(environnement du Canada, 2004).
Les effets d’un déversement sur les oiseaux, sont toujours difficiles à évaluer car d’une part, il
existe de grandes variabilités des groupes, qui sont dues à des facteurs naturels. D’autre part,
lorsqu’une pollution parvient, les animaux qui échouent sur le littoral ne représentent qu’une
partie des mortalités. Le reste des évaluations résulte d’extrapolation.
La vulnérabilité des oiseaux dépond de plusieurs variables comme le type d’espèce (c’est –àdire son origine géographique, sa structure d’âge, les stratégies démographiques du groupe,
les modes de reproduction), le type d’hydrocarbures, l’étendue de la nappe, le lieu de la
pollution ainsi que la période où l’accident s’est produit.
Il n’y a pas de relation entre la quantité déversée et l’impact sur l’avifaune (Cadiou et al.,
2003). En revanche, les espèces qui passent de longues périodes à la surface de l’eau, qui
plongent, qui muent et qui ne volent pas, sont plus vulnérables que les autres. Les oiseaux de
pleine mer (pingouins, guillemots, macareux, canards marin, plongeon, grèbes, cormorans,
fous, mouettes tridactyles, fulmar et puffins ), dont, plus spécifiquement les alcidés sont plus
vulnérables que les oiseaux de rivage. Cette vulnérabilité est d’ailleurs d’autant plus grande
que le déversement a lieu au voisinage des colonies. Enfin, l’impact sur les oiseaux diffère
selon les saisons et en hiver, le froid contribue à aggraver les hypothermies. Au printemps et
en été, la pleine période de reproduction augmente les risques.
Il existe plusieurs causes importantes de mortalité, directes ou indirectes, le premier impact
direct est l’engluement des plumes qui perdent ainsi leur caractère protecteur. Dès lors que les
plumes sont engluées, on assiste à des réactions en chaine. L’oiseau est alourdi et ne peut plus
voler. Par ailleurs, en tentant de se nettoyer (on se lissant les plumes), il ingère du polluant et
subit un stress hypothermique qui réduit sa flottabilité et le conduit à la noyade (Sloan, 1999).
Même si certains oiseaux semblent moins affectés, ceci ne signifie pas pour autant qu’ils
soient tirés d’affaire et une faible perte d’isolation thermique entraine un refroidissement,
ainsi qu’une réduction de la capacité à se mouvoir ou à s’alimenter (Chemineau et Lidour,
2005).
1.7.6. Impact sur la santé humaine
En absence d’un contact prolongé avec le polluant ou d’une ingestion du produit, les impacts
d’une pollution par les hydrocarbures sur la santé humaine sont considérés comme limités et
négligeables. En revanche, le contact permanent avec des hydrocarbures lourds, contenant des
HPA, provoque à long terme des troubles neurologiques et neurophysiologiques
(Baars, 2002).
L’impact sur la santé dépend aussi du temps d’inhalation, du contact cutané avec des
hydrocarbures et de la possible consommation de produits de la mer qui seraient contaminés.
