Chapitre I : Généralités
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1.7.3.2. Le médiolittoral (zone intertidale)
La zone intertidale est soumise à des variations quotidiennes dues aux marées. Elle est
comprise entre les plus hautes et basses mers de vive-eau, sa physionomie est très variable car
la nature des peuplements dépend de nombreux paramètres dont la nature du substrat. C’est le
lieu des algues pluricellulaires vertes, rouges et brunes. La faune présente est essentiellement
constituée d’invertébrés appartenant notamment aux embranchements des Mollusques et des
Annélides qui, pour éviter les périodes d’assèchement, recherchent des zones humides (mares,
interstices rocheux, peuplement d’algues denses) ou se retire dans les sédiments (vase, sable).
En ce concerne ce domaine, la littérature sur les impacts des pollutions est plus abondante que
pour la zone subtidale, la plupart des observations font le constat de la mort ou encore de
l’absence d’effets mesurables, tant pour les algues que pour les invertébrés.
1.7.3.3. Le sublittoral ou infralittoral
La partie inférieure de ce domaine n’affleure qu’aux basses mers de vives eaux et se termine
au bord du plateau continental à une profondeur voisine de 200 m. L’exondation y rare et
brève, dans cet étage.
Selon la nature de l’estran, meubles ou durs, battus ou à l’abri, les biocénoses ne sont pas les
mêmes, sur un substrat rocheux, on trouve des algues et une épifaune sessile. Sur un substrat
meuble, le peuplement est plus discret, moins diversifié, mais à biomasse plus importante
(Mann, 2000). Il existe peu d’études relatives aux effets des hydrocarbures sur les algues
subtidales (Sloan, 1999). En revanche, elles sont plus abondantes pour les invertébrés
benthiques, pour ces derniers, ce sont généralement les espèces les plus sensibles qui sont
éliminées.
1.7.4. Impact sur les ressources exploitables
Comme pour les autres écosystèmes décrits, l’impact d’une pollution sur les ressources
exploitables dépend de facteurs extrinsèques comme la nature et la biodisponibilité des
hydrocarbures, la durée d’exposition de la ressource et la saison. Elle dépend aussi de
facteurs intrinsèques qui incluent le type et le stade des espèces, l’alimentation, leur capacité à
métaboliser et à détoxifier les composés des hydrocarbures, ainsi que leur mobilité.
Les atteintes sur les ressources exploitables sont d’ordre physique (engluement), biologique,
toxicologique et économique (Rozen, 2005). Les espèces sédentaires sont plus vulnérables
que celles qui sont mobiles et celles des zones intertidales plus sensibles que celles qui sont
subtidales. Les effets des hydrocarbures sur les organismes mènent à des perturbations et
provoque la mortalité d’une partie ou de totalité des organismes, les larves, œufs et juvéniles
de poissons étaient plus sensibles que les individus adultes, en raison de leur manque de
barrière de protection, de leur proximité de la surface (au plus près des nappes) ou encore
pour les deux raisons à la fois. La mortalité massive du plancton a pour conséquence de faire
baisser la biomasse de certaines espèces.
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