Chapitre I : Généralités
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Les premiers concernés par ces types d’atteintes sont généralement les nettoyeurs qui inhalent
les produits. La gêne occasionnée provoque des manifestations telles que des céphalées,
vertiges, nausées, vomissements et irritations oculaires. Ainsi, dans le cas de l’Erika, sur un
ensemble de 1465enquétés, 9,4% de personnes auraient déclaré une gêne importante (INERIS
et In VS, 2000). D’autres manifestations ont été déclarées au moment des nettoyages, il s’agit
de douleurs aux jambes, de douleurs abdominales, de lombalgies, de troubles de sommeil.
La consommation de produits de la mer qui seraient contaminés par cette pollution comporte
un risque cancérogène difficile à apprécier. Il est considéré comme négligeable, lorsque les
interdictions de consommation sont respectées (INERIS et In VS, 2000). Pour ce point, s’il
n’y a pas de doutes concernant les professionnels, il peut en subsister un pour les particuliers
qui ne suivraient pas les consignes de sécurité (Fattal, 2008).
1.8. La résilience des milieux
La résilience est assimilée à la vitesse ou la durée que met un système pour retrouver une
forme d’équilibre. Alors, qu’en est-il du retour à la normale ou plutôt du retour à une situation
d’équilibre, après une pollution pétrolière ? Il n’y a probablement pas de modèle en la matière
et chaque pollution par les hydrocarbures a un temps de restauration qui diffère.
En revanche, il comporte d’analyser les temps nécessaires pour passer de la phase de
destruction à la phase de restauration puis à celle de stabilisation, qui se manifeste à nouveau
par l’émergence des espèces sensibles.
Une des étapes de l’étude de la résilience consiste à appréhender les temps de
décontamination (rémanence). Une colonne d’eau se décontamine généralement en six mois,
et l’impact négatif sur la vie pélagique est généralement compensé par la dynamique des eaux,
mais aussi par celle des peuplements (Lejeune, 2005). Sur les estrans et les fonds, la
décontamination est aussi fonction de l’hydrodynamisme, du type decôtes touchées ainsi que
de la sensibilité des populations. De quelques semaines pour les côtes rocheuses exposées, le
temps peut être allongé à plus de dix ans pour les marais maritimes. A titre d’exemple, une
étude sur la macrofaune benthique des Abers touchés par la catastrophe de l’Amoco Cadiz a
révélé un retour à une situation normale au bout de six ans (Grall et Geslin, 1998). Avec la
marée noire de l’Erika, l’impact sur les foraminifères s’est traduit par une faible densité et une
appauvrie pendant vingt et un mois (Morvan et al, 2004).
En ce qui concerne les ressources exploitables, le temps de retour à l’équilibre est
généralement beaucoup plus long pour les espèces les plus sensibles et il fallut plusieurs mois
pour les huitres, les crustacés ainsi que les moules.
Un des moyens qui permet d’identifier le retour à la normale consiste à évaluer les niveaux
totaux d’hydrocarbures aromatiques contenus dans les coquillages, en effet ce sont de bons
indicateurs de la qualité des milieux.
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Les premiers concernés par ces types d’atteintes sont généralement les nettoyeurs qui inhalent
les produits. La gêne occasionnée provoque des manifestations telles que des céphalées,
vertiges, nausées, vomissements et irritations oculaires. Ainsi, dans le cas de l’Erika, sur un
ensemble de 1465enquétés, 9,4% de personnes auraient déclaré une gêne importante (INERIS
et In VS, 2000). D’autres manifestations ont été déclarées au moment des nettoyages, il s’agit
de douleurs aux jambes, de douleurs abdominales, de lombalgies, de troubles de sommeil.
La consommation de produits de la mer qui seraient contaminés par cette pollution comporte
un risque cancérogène difficile à apprécier. Il est considéré comme négligeable, lorsque les
interdictions de consommation sont respectées (INERIS et In VS, 2000). Pour ce point, s’il
n’y a pas de doutes concernant les professionnels, il peut en subsister un pour les particuliers
qui ne suivraient pas les consignes de sécurité (Fattal, 2008).
1.8. La résilience des milieux
La résilience est assimilée à la vitesse ou la durée que met un système pour retrouver une
forme d’équilibre. Alors, qu’en est-il du retour à la normale ou plutôt du retour à une situation
d’équilibre, après une pollution pétrolière ? Il n’y a probablement pas de modèle en la matière
et chaque pollution par les hydrocarbures a un temps de restauration qui diffère.
En revanche, il comporte d’analyser les temps nécessaires pour passer de la phase de
destruction à la phase de restauration puis à celle de stabilisation, qui se manifeste à nouveau
par l’émergence des espèces sensibles.
Une des étapes de l’étude de la résilience consiste à appréhender les temps de
décontamination (rémanence). Une colonne d’eau se décontamine généralement en six mois,
et l’impact négatif sur la vie pélagique est généralement compensé par la dynamique des eaux,
mais aussi par celle des peuplements (Lejeune, 2005). Sur les estrans et les fonds, la
décontamination est aussi fonction de l’hydrodynamisme, du type decôtes touchées ainsi que
de la sensibilité des populations. De quelques semaines pour les côtes rocheuses exposées, le
temps peut être allongé à plus de dix ans pour les marais maritimes. A titre d’exemple, une
étude sur la macrofaune benthique des Abers touchés par la catastrophe de l’Amoco Cadiz a
révélé un retour à une situation normale au bout de six ans (Grall et Geslin, 1998). Avec la
marée noire de l’Erika, l’impact sur les foraminifères s’est traduit par une faible densité et une
appauvrie pendant vingt et un mois (Morvan et al, 2004).
En ce qui concerne les ressources exploitables, le temps de retour à l’équilibre est
généralement beaucoup plus long pour les espèces les plus sensibles et il fallut plusieurs mois
pour les huitres, les crustacés ainsi que les moules.
Un des moyens qui permet d’identifier le retour à la normale consiste à évaluer les niveaux
totaux d’hydrocarbures aromatiques contenus dans les coquillages, en effet ce sont de bons
indicateurs de la qualité des milieux.
