Chapitre I : Généralités
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Dans la relation qui s’établit entre les hydrocarbures et l’organisme, on peut citer que la
toxicité est fonction de leur persistance, de leur biodisponibilité et de leur pénétration dans
l’organisme (Chalansonnet et Joyeux, 2005).
A cet égard, les biologistes distinguent deux types de toxicité, soit aigue (due au benzène ou
au naphtalène), elle peut, par exemple, éradiquer une espèce, soit résiduelle, qui apparait à
long terme dans différents stade de reproduction et de développement des espèces.
Tableau 04: effets de concentration des hydrocarbures sur les organismes marins. (Hyland et
Schneider, 1976).
Concentration du pétrole dans
l’eau de mer
Impact sur la faune et la flore
100 ppm
Mort de la faune marine et des mollusques gastéropodes
50 ppm
Mort des poissons et des mollusques bivalves
10 ppm
A partir de ce seuil toxicité pour la majorité des organismes
1ppm
Mort des larves et juvéniles, inhibition de croissance du
phytoplancton et décroissance de l’activité des moules
100 ppb
En dessous de ce seuil : effets non mortels
10 ppb
Baisse de fécondité chez les vers, anomalies génétiques chez
les poissons set modification du comportement des
invertébrés
1ppb
Impact sur la croissance du phytoplancton
1.7.3. Populations, peuplement et espèces
Les peuplements, populations et espèces peuvent être fortement touchés et des mortalités se
traduisent par des baisses de la biomasse et de l’abondance. Les peuplements ou espèces ne
réagissent pas tous de la même manière face à une pollution, l’intensité des effets toxiques
dépend des types d’organismes, de la nature des hydrocarbures, du mode de dépôt, des
concentrations et la durée d’exposition.
Les poissons et les mollusques sont moins perturbés que les échinodermes et les crustacés,
lorsque un polluant pétrolier est biodisponible. La toxicité est plus faible pour des poissons
pélagiques que pour ceux benthiques, elle peut aussi dépendre de l’âge, en occurrence, ce sont
les plus jeunes qui sont les plus vulnérables.
Les espèces et les peuplements peuvent passer en trois phases d’évolutions, en moyen et long
terme, la phase première est celle de la régression des peuplements initiaux, elle peut être
massive ou avec des mortalités sélectives. Lorsque des espèces résistent à la toxicité, elles
peuvent disparaitre par anoxie, à cause de recouvrement.
La seconde phase est celle de la déstructuration des peuplements, les espèces les plus
tolérantes proliférèrent aux dépens de celles qui sont sensibles et qui ont disparu pour partie
ou entièrement. Cette déstructuration peut s’accompagner de déséquilibres interspécifiques,
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