Chapitre I : Généralités
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1.7. Les conséquences d’un accident pétrolier
Plusieurs facteurs déterminent l’importance d’une pollution sur les biocénoses. Il peut s’agir
de la nature des hydrocarbures, de la zone climatique, des conditions hydrométéorologiques
ou encore des espèces elles-mêmes. Lorsque un accident pétrolier survient, les organismes
sont d’abord affectés par la diminution de l’éclairement, l’engluement, les modifications de
l’habitat (pH, oxygène, ressources alimentaires), ou encore par une toxicité directe. Tous ne
réagissent pas de la même manière et certain espèces sont plus sensibles que d’autres, par
exemple, les espèces mobiles sont moins perturbées que celles qui sont fixées.
1.7.1. Les facteurs qui déterminent l’importance d’une pollution
Chaque accident possède des caractéristiques qui lui propre, les paramètres affectant les
impacts de celui-ci sont :
ƒ Les types des habitats ;
ƒ Le type et la quantité d’hydrocarbures ;
ƒ Les espèces atteintes directement ou indirectement ;
ƒ La période du déversement (saison et le stade d’évolution des espèces);
ƒ Les conditions hydrométéorologiques ;
ƒ Les efficacités des mesures d’intervention.
1.7.1.1. L’habitat
L’habitat a un rôle déterminant, en matière des dommages, qui peuvent être occasionnés
comparé aux autres facteurs cités auparavant. Ainsi, un marais maritime est un habitat bien
plus sensible que celui d’une plage.
En règle générale, les habitats intertidaux sont plus exposés aux hydrocarbures que les
habitats subtidaux (Ballou et al..,1987) et les habitats benthiques (fond marin) sont plus
affectés par le contact avec le polluant que ceux des habitats pélagiques (colonne d’eau).
1.7.1.2. Le type des hydrocarbures et la toxicité
Le type des hydrocarbures, la durée du contact, la quantité déposée et surtout le niveau de
toxicité, influent sur l’importance de l’impact. Les hydrocarbures légers sont plus toxiques
que les hydrocarbures lourds, car si leur toxicité intrinsèque est inférieure à celle des
composés de haut poids moléculaire (toxicité élevée), ils sont en général plus abondants dans
les hydrocarbures déversés.
Parmi les molécules considérées comme toxique, il y a les composés aromatiques et acides,
les phénols, les composés soufrés ainsi que les HPA. La toxicité occasionne une perturbation
du métabolisme (photosynthèse, nutrition, respiration) des êtres vivants et provoque parfois
des troubles physiologiques tels qu’un ralentissement de la croissance ainsi que des
perturbations de la reproduction (baisse de la fécondité) ou de comportement (stress et
difficulté à se maintenir dans le biotope pollué) (Lejeune, 2005). Lorsque la toxicité est trop
importante, les effets sont létaux.
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