Chapitre I : Généralités
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notamment dans les relations trophiques ainsi, la disparition de prédateurs et/ou l’excès de
nourriture favorisent la prolifération d’espèces opportunistes.
Enfin, la troisième phase qui est celle de la restauration des peuplements d’origine est très
complexe et plus ou moins longue. Un des préalables dans cette dernière phase à ce que le
milieu soit décontaminé (rémanence), alors, la recolonisation va dépendre des caractéristiques
des espèces et de leur capacité de recrutement (qui dépend du mode de reproduction, du type
de développement et de la durée du cycle de vie). Plus la dégradation de la composition des
peuplements est importante, plus la recolonisation sera longue (Fattal, 2008).
1.7.1.3. La période de déversement et les conditions hydrométéorologiques
Si le vent et le brassage sont des facteurs non négligeables qui influent sur la toxicité, les
saisons jouent un rôle important. Ainsi, un même hydrocarbure déversé en même lieu, en
période estivale ou hivernale, n’aura pas la même viscosité. De même, la composante
température participe à la dispersion ou à l’accumulation dans le sédiment.
Par ailleurs, la saisonnalité joue un rôle primordiale surtout lorsque l’on étudie la menace qui
pèse sur certain espèces végétales ou animales. A titre d’exemple, une pollution qui recouvre
des graines et affecte un marais en période hivernale peut avoir un effet sur la germination
printanière, de même, un groupe d’oiseaux ou de mammifères présents, en un lieu, au moment
d’un déversement, rend ces derniers vulnérables, à ce titre la catastrophe de l’Erika a montré
que les conséquences ont été importantes sur les oiseaux marins car ils étaient présents en
décembre, dans le golfe de Gascogne (Cadiou et al..,2003).
1.7.1.4. Efficacité des moyens de lutte
A la lumière de tout ce que nous venons d’évoquer, on comprend aisément que les moyens de
lutte soient parfois une réponse nécessaire voire indispensable à une pollution. Toutefois, il
faut que l’action soit adaptée et menée par des personnes qui ont la connaissance de la
fragilité des milieux, parmi les réponses qui sont apportées et qui sont justifiées, il y a les
enlèvement rapides du plus gros du polluant, ainsi, au moment de l’Erika, cet enlèvement a
été fait pour éviter que certaines espèces fixées ne soient asphyxiées (Fattal et Fichaut, 2002).
Au contraire, il n’est pas toujours nécessaire de nettoyer à tout prix.
En mer l’utilisation de dispersants n’a pas toujours été une initiative heureuse, car dans certain
cas, elle a provoqué l’amplification des impacts négatifs sur les poissons ainsi que sur la faune
et la flore (White, 1999).
A terre, l’utilisation des jets à haute pression avec de l’eau chaude a, dans certain cas, généré
plus de dégâts que la pollution elle-même. D’ ailleurs les effets négatifs de ces engins ont été
montrés sur les invertébrés et les algues du rivage.
Enfin, le nettoyage désordonné des plages (sans les conseils des experts) peut conduire à des
enlèvements de quantités importantes de sables, en conséquence, parfois, la bonne démarche
consiste donc à ne rien faire ou à évaluer précisément ce qui est nécessaire (CEDRE, 1993).
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notamment dans les relations trophiques ainsi, la disparition de prédateurs et/ou l’excès de
nourriture favorisent la prolifération d’espèces opportunistes.
Enfin, la troisième phase qui est celle de la restauration des peuplements d’origine est très
complexe et plus ou moins longue. Un des préalables dans cette dernière phase à ce que le
milieu soit décontaminé (rémanence), alors, la recolonisation va dépendre des caractéristiques
des espèces et de leur capacité de recrutement (qui dépend du mode de reproduction, du type
de développement et de la durée du cycle de vie). Plus la dégradation de la composition des
peuplements est importante, plus la recolonisation sera longue (Fattal, 2008).
1.7.1.3. La période de déversement et les conditions hydrométéorologiques
Si le vent et le brassage sont des facteurs non négligeables qui influent sur la toxicité, les
saisons jouent un rôle important. Ainsi, un même hydrocarbure déversé en même lieu, en
période estivale ou hivernale, n’aura pas la même viscosité. De même, la composante
température participe à la dispersion ou à l’accumulation dans le sédiment.
Par ailleurs, la saisonnalité joue un rôle primordiale surtout lorsque l’on étudie la menace qui
pèse sur certain espèces végétales ou animales. A titre d’exemple, une pollution qui recouvre
des graines et affecte un marais en période hivernale peut avoir un effet sur la germination
printanière, de même, un groupe d’oiseaux ou de mammifères présents, en un lieu, au moment
d’un déversement, rend ces derniers vulnérables, à ce titre la catastrophe de l’Erika a montré
que les conséquences ont été importantes sur les oiseaux marins car ils étaient présents en
décembre, dans le golfe de Gascogne (Cadiou et al..,2003).
1.7.1.4. Efficacité des moyens de lutte
A la lumière de tout ce que nous venons d’évoquer, on comprend aisément que les moyens de
lutte soient parfois une réponse nécessaire voire indispensable à une pollution. Toutefois, il
faut que l’action soit adaptée et menée par des personnes qui ont la connaissance de la
fragilité des milieux, parmi les réponses qui sont apportées et qui sont justifiées, il y a les
enlèvement rapides du plus gros du polluant, ainsi, au moment de l’Erika, cet enlèvement a
été fait pour éviter que certaines espèces fixées ne soient asphyxiées (Fattal et Fichaut, 2002).
Au contraire, il n’est pas toujours nécessaire de nettoyer à tout prix.
En mer l’utilisation de dispersants n’a pas toujours été une initiative heureuse, car dans certain
cas, elle a provoqué l’amplification des impacts négatifs sur les poissons ainsi que sur la faune
et la flore (White, 1999).
A terre, l’utilisation des jets à haute pression avec de l’eau chaude a, dans certain cas, généré
plus de dégâts que la pollution elle-même. D’ ailleurs les effets négatifs de ces engins ont été
montrés sur les invertébrés et les algues du rivage.
Enfin, le nettoyage désordonné des plages (sans les conseils des experts) peut conduire à des
enlèvements de quantités importantes de sables, en conséquence, parfois, la bonne démarche
consiste donc à ne rien faire ou à évaluer précisément ce qui est nécessaire (CEDRE, 1993).
