Chapitre I : Généralités
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1.5.5. Le point d’ébullition
Chaque fraction des hydrocarbures a une température d’évaporation. Les fractions légères
s’évaporent à des températures, relativement basses, inferieures à 20°C. A contrario, il faut
des températures de plus de 100°C pour évaporer les hydrocarbures lourds. Ainsi, un pétrole
déversé, au cours d’une journée chaude et ensoleillée, voit une partie de sa fraction passer de
la phase liquide à la phase gazeuse. Ainsi l’hydrocarbure restant devient plus visqueux et plus
dense.
1.5.6. La tension superficielle
La tension superficielle dépend de la température et permet de mieux appréhender la vitesse
d’étalement des nappes d’hydrocarbures. Plus la température augmente, plus la tension
superficielle diminue et plus la vitesse d’étalement est importante. En occurrence, de vastes
surfaces sont touchées par l’étalement.
1.6. Altération des hydrocarbures en milieu marin
Dès que les hydrocarbures se déversent dans le milieu marin, ils vieillissent et sont soumis à
des processus d’altération et de modification de leurs propriétés physico-chimiques initiales.
Les facteurs de la dégradation dépendent de la nature du pétrole et du milieu ambiant (les
températures et l’énergie mécanique des vagues). Les processus qui entrainent les
changements physiques sont l’évaporation, la dissolution, l’émulsion, la floculation et la
sédimentation ceux qui entrainent les modifications chimiques sont la photo-oxydation et la
biodégradation (Fattal, 2008).
1.6.1. L’altération physique :
1.6.1.1. L’évaporation
Le passage d’un hydrocarbure fluide à sa forme gazeuse est plus ou moins long. Il dépend des
conditions climatiques (vent et température), du type de pétrole et de l’épaisseur de la nappe.
Ainsi, de l’essence et/ou du gazole s’évapore totalement et plus rapidement dans les
températures ambiantes chaudes et avec des vents notables à titre d’exemple, la fraction
légère des hydrocarbures déversés par Braer s’est évaporée dans les 24 heures qui ont suivis la
catastrophe, malgré les températures peu élevées des Shetland (Ritchie, 1993). En revanche,
un hydrocarbure lourd comme celui de l’Erika quant à lui, une très faible vitesse
d’évaporation (Merlin et al, 2002). Dans le cas de l’Amoco Cadiz c’est près de 30% des
hydrocarbures qui se sont évaporés dans les premières heures (Owen, 1994).
Il est possible de prévoir expérimentalement la fraction évaporée d’un pétrole en fonction des
palliers de distillation (Michel, 1982). Plus le pétrole est léger, plus il a un taux d’évaporation
important.
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1.5.5. Le point d’ébullition
Chaque fraction des hydrocarbures a une température d’évaporation. Les fractions légères
s’évaporent à des températures, relativement basses, inferieures à 20°C. A contrario, il faut
des températures de plus de 100°C pour évaporer les hydrocarbures lourds. Ainsi, un pétrole
déversé, au cours d’une journée chaude et ensoleillée, voit une partie de sa fraction passer de
la phase liquide à la phase gazeuse. Ainsi l’hydrocarbure restant devient plus visqueux et plus
dense.
1.5.6. La tension superficielle
La tension superficielle dépend de la température et permet de mieux appréhender la vitesse
d’étalement des nappes d’hydrocarbures. Plus la température augmente, plus la tension
superficielle diminue et plus la vitesse d’étalement est importante. En occurrence, de vastes
surfaces sont touchées par l’étalement.
1.6. Altération des hydrocarbures en milieu marin
Dès que les hydrocarbures se déversent dans le milieu marin, ils vieillissent et sont soumis à
des processus d’altération et de modification de leurs propriétés physico-chimiques initiales.
Les facteurs de la dégradation dépendent de la nature du pétrole et du milieu ambiant (les
températures et l’énergie mécanique des vagues). Les processus qui entrainent les
changements physiques sont l’évaporation, la dissolution, l’émulsion, la floculation et la
sédimentation ceux qui entrainent les modifications chimiques sont la photo-oxydation et la
biodégradation (Fattal, 2008).
1.6.1. L’altération physique :
1.6.1.1. L’évaporation
Le passage d’un hydrocarbure fluide à sa forme gazeuse est plus ou moins long. Il dépend des
conditions climatiques (vent et température), du type de pétrole et de l’épaisseur de la nappe.
Ainsi, de l’essence et/ou du gazole s’évapore totalement et plus rapidement dans les
températures ambiantes chaudes et avec des vents notables à titre d’exemple, la fraction
légère des hydrocarbures déversés par Braer s’est évaporée dans les 24 heures qui ont suivis la
catastrophe, malgré les températures peu élevées des Shetland (Ritchie, 1993). En revanche,
un hydrocarbure lourd comme celui de l’Erika quant à lui, une très faible vitesse
d’évaporation (Merlin et al, 2002). Dans le cas de l’Amoco Cadiz c’est près de 30% des
hydrocarbures qui se sont évaporés dans les premières heures (Owen, 1994).
Il est possible de prévoir expérimentalement la fraction évaporée d’un pétrole en fonction des
palliers de distillation (Michel, 1982). Plus le pétrole est léger, plus il a un taux d’évaporation
important.
