Chapitre I : Généralités
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1.5.1. La densité
La densité détermine la flottabilité des hydrocarbures. Les paraffiniques, au poids moléculaire
faible ont tendance à rester en surface, alors que les naphtènes ou asphaltènes, plus lourds,
peuvent couler.
La plupart des pétroles déversés accidentellement ont des densités comprises entre 0,8 et 1et
par en voie de conséquence flottent. Dès que le poids moléculaire augmente (entre 1et 1,25),
le pétrole coule jusqu'à une profondeur où la densité des hydrocarbures égale à celle de l’eau.
Outre le poids moléculaire, plusieurs d’autres facteurs contribuent à modifier et augmenter la
densité. Il s’agit de la température, de l’évaporation ou encore de l’association avec autres
particules. En effet, dès lors qu’un pétrole se déverse, il se transforme et la densité s’accroit,
notamment en raison de la volatilisation de la fraction légère ou de l’oxydation photochimique
qui intègre au pétrole des atomes d’oxygènes. L’association du pétrole avec des particules en
suspensions participe aussi à l’augmentation de la densité.
1.5.2. La viscosité
La viscosité d’un fluide est due aux forces de frottement des molécules les unes contre les
autres et elle dépend de pourcentage d’hydrocarbures légers. Cette viscosité traduit une
mesure de de la résistance à l’écoulement et elle s’exprime en sentistokes (cSt viscosité
cinématique) pour une température donnée. Cette propriété régit la vitesse d’étalement d’une
nappe d’hydrocarbure puis le degré de pénétration dans les sédiments lorsqu’ elle arrive à la
côte. En effet, plus un hydrocarbure est visqueux, moins il pénètre le sédiment (Owen, 1994).
La viscosité diminue lorsque la température augmente et elle s’accroit par évaporation des
composés volatils, par l’oxydation photochimique et surtout par formation des émulsions
inverses qui modifient le comportement initial du produit.
1.5.3. Le point d’écoulement
Le point d’écoulement est la basse température à laquelle le pétrole continue de couler. La
majorité des hydrocarbures a un point d’écoulement inférieur à 0°C. En dessous de ce seuil de
température, l’hydrocarbure se fige.
Le point d’écoulement est lié corrélativement à la teneur en alcanes (paraffine) et plus le
pourcentage en paraffine augmente, plus la température du point d’écoulement augmente
(‫%5ޒ‬ pour des températures ‫ޒ‬ 5°C ; ‫ޒ‬ 15% pour des températures ” 20°C).
Dans le cas d’une pollution marine, ce point d’écoulement est un facteur important, tant à la
côte qu’en mer, car selon l’exposition, la température ou les saisons, il peut varier.
1.5.4. Le point éclair
Le point éclair est la plus basse température à laquelle les fractions d’hydrocarbures
s’enflamment lorsqu’elles sont soumises à une étincelle. Certaines essences ont des points
d’éclairs à -40°C alors que le mazout, que l’on retrouve communément dans une chaudière, à
un point d’éclair aux alentours de 55°C.
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