Chapitre I : Généralités
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Tableau 02 : estimation des quantités d’hydrocarbures évaporées (source : CEDRE, 2000)
Pétrole et produits raffinés
Taux d’évaporation
Produits légers
75 % et plus
Produits bruts
20 à 50 %
Produits lourds
Moins de 10 %
Après l’évaporation des fractions légères, il ne reste que celles qui sont lourdes, comme les
asphaltènes ou les métaux
1.6.1.2. La dissolution
La dissolution est un processus de dissociation des molécules du pétrole dans l’eau de mer et
il est généralement réduit. En effet, les hydrocarbures sont faiblement solubles (1%) et seules
les fractions aromatiques légères peuvent rapidement se dissoudre au contact de l’eau
(benzène, toluéne et autres). Cette dissolution qui disperse le polluant est en fonction de la
viscosité, du taux de solubilité de l’hydrocarbure ainsi que des conditions environnementales.
1.6.1.3. L’émulsifcation
Il existe deux types d’émulsions qui peuvent se produire : l’huile dans l’eau (émulsion
directe) et l’eau dans l’huile (émulsion dite inverse avec mousse).
Elle dépend du type d’hydrocarbures et de l’état de la mer. En effet, pour que l’émulsion se
fasse, il faut un brassage des hydrocarbures. Cependant, si celui-ci devenait trop important, les
émulsions ne seraient pas stables et, dans ce cas, on assisterait à une dispersion (Chaansonnet
et Joyeux, 2005).
La première émulsion (l’huile dans l’eau) concerne les pétroles légers et moyens. Elle se
manifeste par fragmentation de la nappe en gouttelettes de pétrole, qui s’intègrent à la
colonne d’eau. L’augmentation de l’interface l’huile /eau permet d’accélérer le processus de
biodégradation. Dans certains cas d’opérations de dépollutions, elle peut être provoquée par
l’utilisation de dispersants qui sont des tensioactifs, dont les effets peuvent être encore plus
néfastes sur le milieu. Avec des hydrocarbures lourds, la fragmentation en gouttelettes n’est
que faible, alors qu’au contraire, l’essentiel de ce qui s’est déversé avec le Braer, s’est
dispersé (Ritchie, 1993).
L’émulsion inverse (l’eau dans l’huile) qui est favorisée par le brassage, intègre des
microgouttelettes d’eau à la nappe d’hydrocarbures. Ce processus entraine alors une
augmentation du volume et de la viscosité. Le produit final est stable, épais et plus
volumineux. La couleur des hydrocarbures transformés vire au marron rouille.
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Tableau 02 : estimation des quantités d’hydrocarbures évaporées (source : CEDRE, 2000)
Pétrole et produits raffinés
Taux d’évaporation
Produits légers
75 % et plus
Produits bruts
20 à 50 %
Produits lourds
Moins de 10 %
Après l’évaporation des fractions légères, il ne reste que celles qui sont lourdes, comme les
asphaltènes ou les métaux
1.6.1.2. La dissolution
La dissolution est un processus de dissociation des molécules du pétrole dans l’eau de mer et
il est généralement réduit. En effet, les hydrocarbures sont faiblement solubles (1%) et seules
les fractions aromatiques légères peuvent rapidement se dissoudre au contact de l’eau
(benzène, toluéne et autres). Cette dissolution qui disperse le polluant est en fonction de la
viscosité, du taux de solubilité de l’hydrocarbure ainsi que des conditions environnementales.
1.6.1.3. L’émulsifcation
Il existe deux types d’émulsions qui peuvent se produire : l’huile dans l’eau (émulsion
directe) et l’eau dans l’huile (émulsion dite inverse avec mousse).
Elle dépend du type d’hydrocarbures et de l’état de la mer. En effet, pour que l’émulsion se
fasse, il faut un brassage des hydrocarbures. Cependant, si celui-ci devenait trop important, les
émulsions ne seraient pas stables et, dans ce cas, on assisterait à une dispersion (Chaansonnet
et Joyeux, 2005).
La première émulsion (l’huile dans l’eau) concerne les pétroles légers et moyens. Elle se
manifeste par fragmentation de la nappe en gouttelettes de pétrole, qui s’intègrent à la
colonne d’eau. L’augmentation de l’interface l’huile /eau permet d’accélérer le processus de
biodégradation. Dans certains cas d’opérations de dépollutions, elle peut être provoquée par
l’utilisation de dispersants qui sont des tensioactifs, dont les effets peuvent être encore plus
néfastes sur le milieu. Avec des hydrocarbures lourds, la fragmentation en gouttelettes n’est
que faible, alors qu’au contraire, l’essentiel de ce qui s’est déversé avec le Braer, s’est
dispersé (Ritchie, 1993).
L’émulsion inverse (l’eau dans l’huile) qui est favorisée par le brassage, intègre des
microgouttelettes d’eau à la nappe d’hydrocarbures. Ce processus entraine alors une
augmentation du volume et de la viscosité. Le produit final est stable, épais et plus
volumineux. La couleur des hydrocarbures transformés vire au marron rouille.
