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CONCLUSION
Cette étude nous a permis d’obtenir qu’une valeur approximative des teneurs en
composés chimiques de quatre algues benthiques collectées dans la région de Kouali
(Tipaza).
Le suivi bimestriel de la composition chimique des macroalgues met en évidence des
variations saisonnières des teneurs des composés chimiques lesquelles dans le cas de notre
étude sont de faibles amplitudes. Néanmoins, les deux Cystoseira étudiées présentent des
teneurs élevées en MAT pendant la saison automnale et, des teneurs élevées en CB et en
MM pendant la saison estivale.
Par ailleurs, la présente étude n’a révélé aucune influence directe de la température de
l’eau de mer sur l’accumulation des différents composés chimiques chez les deux
Cystoseira ou sur les variations saisonnières de leurs teneurs.
En comparant les teneurs des protéines des macroalgues étudiées avec celle de l’aliment
de référence « farine de poisson » ou à d’autres matières premières susceptibles de
remplacer la farine de poisson, tels que la farine de soja et la farine de maïs (Gomes et
al.,1995), nos végétaux présentent en effet des teneurs faibles. Cette faible teneur en
protéines chez les espèces d’algues benthiques étudiées semble due à la composition
chimique de l’eau de notre site d’échantillonnage. En effet, il s’agit d’un milieu pauvre en
éléments nutritifs (tabl.6). D’après Lahaye et al. (1995) et Pinchetti et al. (1998) in Valente
et al. (2006), les macroalgues utilisées comme biofiltres dans des milieux riches en azote
tels que les effluents des fermes piscicoles présentent une teneur élevée en protéines. De
telles macroalgues satisferont les industriels qui exigent une substitution partielle de la
farine animale par de la farine végétale dans l’aliment aquacole, d’où l’intérêt d’autres
recherches sur d’autres espèces d’algues en d’autres sites.
D’après les résultats obtenus concernant les teneurs en CB, les algues étudiées semblent
favorables à l’alimentation du poisson puisque des phénomènes d’intolérance semblent se
manifester dès que l’on dépasse un certain seuil d’incorporation dans l’aliment ; une
certaine limite d’incorporation de cellulose pure dans l’aliment est fixée à 4 ou 5 %
(Guillaume et al., 1999). Selon Anderson et al. (1984), des teneurs en fibres alimentaires
dépassant 5 % réduisent chez tilapia leur utilisation alimentaire et la digestibilité des
protéines.
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Composition chimique et minérale de quatre algues benthiques de la région de Kouali (Tipaza) - 70/86

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