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Tableau 17 : Valeurs de quelques teneurs en éléments minéraux de la farine de poisson et
des macroalgues étudiées
Ca (%)
P (%)
Na (%)
K (%)
Mg (%)
Références
Farine de poisson
2,70-6,30 1,80-3,50 0,77-1,00 0,70-0,90 0,18-0,23 Guillaume et
al., 1999
Cystoseira sp.(1)
0,94-4,69
0,09
1,72-4,73 2,98-5,78 0,68-2,12
Présente
étude
Cystoseira sp.(2)
1,00-3,37
0,1
1,64-4,71 2,49-6,52 0,66-2,03
Présente
étude
Ulva intestinalis
0,74
0,06
4,95
2,59
2,22
Présente
étude
Ulva rigida
0,99
0,05
4,34
2,06
2,55
Présente
étude
Les 09 éléments minéraux testés dans le cas de notre étude ont un rôle nutritionnel
confirmé chez les poissons (à l’exception du sodium) c’est à dire des éléments pour lesquels
un besoin nutritionnel quantitatif est clairement établi chez les poissons (tabl.18 en
annexes).
Toutefois, en ce qui concerne le phosphore dont les macroalgues étudiées en sont très
pauvres et dont le besoin alimentaire est le plus coûteux à couvrir semble plus disponible
dans les plantes terrestres comestibles (tourteaux d’oléagineux, céréales et co-produits) qui
en sont plus riches (Guillaume et al., 1999).
D’autre part, Hou (1999) in Zubia et al. (2003) démontre que la partie soluble des
éléments chimiques dans l’eau (principalement le chlore, potassium et sodium) pourrait être
complètement enlevée des algues après trois temps de lavage à l’eau. Donc, dans le cas de
l’utilisation des macroalgues en nutrition animale, le lavage antérieur à leur usage doit être
évité pour ne pas réduire la teneur minérale (Carrillo et al.1992 in Zubia et al. 2003).
Cependant, en comparant la composition chimique des macroalgues étudiées avec
celles testées par de nombreux auteurs (Appler, 1985 ; Nakagawa et al., 1987 ; Hashim
and Mat Saat, 1992 ; El-Sayed, 1994 ; El-Sayed, 1999 ; Davies et al., 1997 ; Wahbeh,
1997 ; Mensi et al., 2005 ; Azaza et al., 2008) en alimentation piscicole, l’une et l’autre
semblent intéressante pour une utilisation potentielle en alimentation piscicole.
En étudiant la nature des acides aminés et des acides gras d’Ulva lactuca,
d’Enteromorpha compressa, de Padina pavonica et de Laurencia obtusa, Wahbeh (1997)
juge ces quatre espèces comme étant source potentielle de protéines et de lipides
alimentaires pour poissons.
Tableau 17 : Valeurs de quelques teneurs en éléments minéraux de la farine de poisson et
des macroalgues étudiées
Ca (%)
P (%)
Na (%)
K (%)
Mg (%)
Références
Farine de poisson
2,70-6,30 1,80-3,50 0,77-1,00 0,70-0,90 0,18-0,23 Guillaume et
al., 1999
Cystoseira sp.(1)
0,94-4,69
0,09
1,72-4,73 2,98-5,78 0,68-2,12
Présente
étude
Cystoseira sp.(2)
1,00-3,37
0,1
1,64-4,71 2,49-6,52 0,66-2,03
Présente
étude
Ulva intestinalis
0,74
0,06
4,95
2,59
2,22
Présente
étude
Ulva rigida
0,99
0,05
4,34
2,06
2,55
Présente
étude
Les 09 éléments minéraux testés dans le cas de notre étude ont un rôle nutritionnel
confirmé chez les poissons (à l’exception du sodium) c’est à dire des éléments pour lesquels
un besoin nutritionnel quantitatif est clairement établi chez les poissons (tabl.18 en
annexes).
Toutefois, en ce qui concerne le phosphore dont les macroalgues étudiées en sont très
pauvres et dont le besoin alimentaire est le plus coûteux à couvrir semble plus disponible
dans les plantes terrestres comestibles (tourteaux d’oléagineux, céréales et co-produits) qui
en sont plus riches (Guillaume et al., 1999).
D’autre part, Hou (1999) in Zubia et al. (2003) démontre que la partie soluble des
éléments chimiques dans l’eau (principalement le chlore, potassium et sodium) pourrait être
complètement enlevée des algues après trois temps de lavage à l’eau. Donc, dans le cas de
l’utilisation des macroalgues en nutrition animale, le lavage antérieur à leur usage doit être
évité pour ne pas réduire la teneur minérale (Carrillo et al.1992 in Zubia et al. 2003).
Cependant, en comparant la composition chimique des macroalgues étudiées avec
celles testées par de nombreux auteurs (Appler, 1985 ; Nakagawa et al., 1987 ; Hashim
and Mat Saat, 1992 ; El-Sayed, 1994 ; El-Sayed, 1999 ; Davies et al., 1997 ; Wahbeh,
1997 ; Mensi et al., 2005 ; Azaza et al., 2008) en alimentation piscicole, l’une et l’autre
semblent intéressante pour une utilisation potentielle en alimentation piscicole.
En étudiant la nature des acides aminés et des acides gras d’Ulva lactuca,
d’Enteromorpha compressa, de Padina pavonica et de Laurencia obtusa, Wahbeh (1997)
juge ces quatre espèces comme étant source potentielle de protéines et de lipides
alimentaires pour poissons.
