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En comparant nos résultats à ceux trouvés par d’autres chercheurs, les pourcentages de
MAT obtenus chez les deux Cystoseira (tabl.9) semblent du même ordre de grandeur que
celles appartenant à l’ordre des Fucales, telle que l’espèce Cystoseira stricta de 5,25 % à
12,78 % de MS (Pelligrini et Pelligrini, 1971), l’espèce Ascophyllum nodosum de 3 % à
15 % de MS (Munda, 1977) et l’espèce Bifurcaria rotunda de 6,62 à 16,25 % de MS
(Citharel et Villeret, 1964). D’après Fleurence (1999), la plupart des algues brunes
industriellement exploitées (Laminaria digitata, Ascophyllum nodosum, Fucus vesiculosus
et Himanthalia elongata) possèdent une teneur en protéines inférieure à 15 % de MS.
En règle générale, chez les Phéophycées, la teneur en azote total, exprimé en
pourcentage du poids sec, présente un maximum à la fin de l’hiver et un autre maximum
au printemps, pour décroître dès l’été vers un minimum qui s’établit dans les mois
d’octobre à décembre. En été, on trouve une teneur minimale (Citharel et Villeret, 1964).
Des variations saisonnières de la composition chimique d'une Phéophycée endémique
de la mer Adriatique, Fucus virsoides, ont été étudiées en fonction des propriétés physique
et chimique de l’eau de mer. L'étude a montré des teneurs maximums en MAT de 10 à 12 %
de la MS chez Fucus virsoides durant la période de février à avril qui coïncide avec les
grandes quantités d'éléments nutritifs dans le milieu marin et des teneurs minimums en
MAT de 5 à 6 % de la MS durant la période d'août à septembre (Zavodnik, 1973).Selon ce
même auteur, le mélange des eaux en hiver stimule la régénération des nutriments qui est
suivie par une augmentation des teneurs de MAT dans l’algue.
Ceci semble expliquer les faibles teneurs en MAT trouvées chez les deux Cystoseira
étudiées par rapport à d’autres algues citées par d’autres auteurs. Il est vrai que notre site
d’échantillonnage renferme de très faibles quantités en sels nutritifs (tabl.6). On note
toutefois un décalage dans les variations, un maximum plutôt pendant la saison automnale
et non à la fin de l’hiver.
Citharel et Villeret, (1964) remarquent que les stades de développement montrent
une évolution non parallèle dans l’assimilation photosynthétique et l’assimilation de
l’azote. C’est une croissance « chimique » dysharmonique bien classique chez les
végétaux supérieurs.
Pendant les deux saisons d’été et d’automne, l’activité
photosynthétique est maximale alors que les deux Phéophycées étudiées présentent une
teneur minimale de MAT. Pendant les deux saisons d’hiver et de printemps l’activité
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Composition chimique et minérale de quatre algues benthiques de la région de Kouali (Tipaza) - 65/86

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