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2. Valeur nutritive
Les études relatives à la valeur nutritive des macrophytes sont très peu nombreuses
et plus particulièrement celles de leurs protéines et de leurs composés qui peuvent avoir
un effet sur leur digestibilité (Fleurence, 1999).
Chermiti et al. (2003) ont étudié la digestibilité in vitro de cinq espèces de macrophytes
après avoir étudier leurs compositions chimiques reportées dans le tableau 5.
Tableau 5 : Variation de la teneur en matières azotées totales (MAT) et en cellulose brute
(CB) (en % de MS) selon l’espèce de macrophyte et la saison (Chermiti et al., 2003)
Espèce
Automne
Hiver
Printemps
Eté
Chaetomorpha linum MAT
16,3
12,0
9,8
9,2
CB
15,5
19,4
19,2
14,4
Cymodocae nodosa MAT
12,3
10,7
14,0
12,7
CB
13,6
14,1
10,8
20,3
Posidonia oceanica MAT
16,8
7,4
16,0
4,1
CB
22,8
26,7
29,5
26,7
Ruppia maritima
MAT
14,4
2,8
13,1
12,8
CB
19,0
22,7
9,7
15,0
Ulva lactuca
MAT
17,5
22,2
13,5
7,7
CB
18,8
18,7
5,3
5,8
L’étude a montré que parmi ces cinq végétaux marins, Ruppia maritima et
Chaetomorpha linum présentent une meilleure digestibilité. Ulva lactuca présente une
digestibilité plus faible que Chaetomorpha linum tandis que l’espèce Posidonia océanica
présente la plus faible digestibilité. Les espèces Ruppia maritima et Chaetomorpha linum
ont été testées par la suite chez des brebis lesquelles ont permis de conclure sur
l’amélioration des performances animales.
Des essais de performances zootechniques ont été réalisés avec succès avec
Chaetomorpha linum chez des animaux en croissance (agneaux et lapereaux) (Rjiba, 2003).
3. Toxicité et substances antinutritionnelles
Les toxines élaborées par les algues ou phycotoxines responsables de la
contamination de la chaîne alimentaire restent assez peu documentées. Elles étaient
attribuées uniquement aux dinoflagellés jusqu’à la découverte de l’espèce responsable
de l’intoxication qui a été identifiée comme étant la diatomée Pseudo-nitzschia pungens
f. multiseries (Bates, 1989 in Frémy et Lassus, 2001).
Parmi les principales toxines marines, on connaît 2 types :
- Les toxines azotées (la saxitoxine STX et ses dérivés, l’acide domoïque) ;
- Les toxines polyéther liposolubles (l’acide okadaïque, brévétoxines,
ciguatoxines).
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