Généralités
4
I.1.3. Physiologie de la moule « Mytilus galloprovincialis » :
I.1.3.1. Alimentation :
La moule est un consommateur microphage omnivore. Elle se nourrit de phytobenthos
(diatomées), de phytoplancton et de débris organiques (Utting et Millicon, 1997). La moule
filtre jusqu'à 100 litres d'eau par jour; elle est capable d'opérer un tri concernant la nature et la
taille des particules qu’elle ingère dont le diamètre est comprise entre 3 et 13 micromètres.
(Bachelot, 2010).
I.1.3.2. Excrétion :
Comprend deux reins, disposés de chaque côté du corps entre le péricarde et le muscle
adducteur postérieur et des glandes péricardiques auriculaires qui sont particulièrement
développées chez la moule et entourent les oreillettes.
I.1.3.3. Respiration :
Les échanges d’oxygène se font par l’intermédiaire des branchies. L’eau chargée en oxygène
dissous pénètre dans la cavité palléale via le siphon inhalant. Elle est filtrée par les filaments
des deux paires de branchies lamelleuses avant d’être évacuée par le courant exhalant.
Lorsque la moule se retrouve à l’air libre, elle ferme sa coquille et passe à une respiration
anaérobie (Cahen, 2006 ; Rouane-Hacene, 2013).
Figure 2 : système respiratoire chez la moule (MPO, 2003 in Rouane-Hacene, 2013)
I.1.4. Système nerveux :
C’est un système rudimentaire représenté par trois paires de ganglions.
I.1.5. Reproduction :
La moule est sexuellement différenciée. Pendant la période de reproduction, les ovules de la
femelle sont libérés dans la cavité palléale où ils sont fécondés par les spermatozoïdes. Ces
derniers, déversés dans l’eau par les individus mâles, sont entrainés dans la cavité de la
Précédent

Caractérisation génétique de la résistance aux quinolones chez des coliformes isolés à partir de la moule (Mytilus galloprovincialis) - 15/53

Suivant