Chapitre I : Rappel bibliographique
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I.
Les biotoxines :
Les phycotoxines sont des métabolites secondaires synthétisés par quelques espèces
appartenant à deux classes de phytoplancton toxinogènes : les dinoflagellés et les
diatomées. Leurs efflorescences peuvent alors être directement toxiques pour la faune
marine. La transmission de ces molécules toxiques du phytoplancton à l’homme s’effectue
toujours à l’aide d’un vecteur –mollusques bivalves, crustacés ou poissons phytophages et
carnivores (Amzil et al, 2001).
Les algues microscopiques planctoniques constituent la nourriture de base pour un bon
nombre d’organismes vivants des océans, notamment pour les bivalves filtreurs
commercialisés (moules, huitre, coquilles Saint-Jacques et palourdes) ainsi que pour les
larves de crustacés et de poissons. Dans la plupart des cas, les proliférations ou les
efflorescences algales sont bénéfiques pour la faune et l’aquaculture. Toutefois sous
certaines conditions hydrologiques et climatologiques, des espèces peuvent se développer
si intensément qu’elles en arrivent à modifier la couleur apparente de la surface des mers
et à conduire à des épisodes d’eaux colorées (Reizopoulou et al, 2008).
L’origine algale de certaines intoxications faisant suite à la consommation de produits
de la mer n’a été découverte qu’en 1937 par Sommer et Meyer pour les toxines
paralysante PSP et en 1979 pour la ciguatera (Yasumoto et al., 1979). Depuis les années
soixante-dix, on observe une augmentation globale du nombre d’épisodes toxiques liés
aux phycotoxines (Hallegraeff, 1995 ; Bricelj et Shumway, 1998).
Les empoisonnements les plus communs sont liés à l’ingestion de la toxine PSP qui
dans des cas extrêmes peut entrainer la mort par paralysie respiratoire. La toxine DSP qui
cause des troubles gastro-intestinaux sévère et la toxine ASP qui peut conduire à des
dommages cérébraux permanents avec des pertes de mémoire (Quilliam et al, 1995).
II. Les différentes classes de toxines :
Jusqu'à 2006, les scientifiques ont identifié six syndromes alimentaires dus à des
phycotoxines : cinq pour lesquels les vecteurs sont les coquillages et un lié à la
consommation de poissons tropicaux. Il est d’usage de dénommer les familles de toxines
en fonction des syndromes qu’elles induisent chez l’homme. Ainsi, cinq familles
contaminent les coquillages :
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I.
Les biotoxines :
Les phycotoxines sont des métabolites secondaires synthétisés par quelques espèces
appartenant à deux classes de phytoplancton toxinogènes : les dinoflagellés et les
diatomées. Leurs efflorescences peuvent alors être directement toxiques pour la faune
marine. La transmission de ces molécules toxiques du phytoplancton à l’homme s’effectue
toujours à l’aide d’un vecteur –mollusques bivalves, crustacés ou poissons phytophages et
carnivores (Amzil et al, 2001).
Les algues microscopiques planctoniques constituent la nourriture de base pour un bon
nombre d’organismes vivants des océans, notamment pour les bivalves filtreurs
commercialisés (moules, huitre, coquilles Saint-Jacques et palourdes) ainsi que pour les
larves de crustacés et de poissons. Dans la plupart des cas, les proliférations ou les
efflorescences algales sont bénéfiques pour la faune et l’aquaculture. Toutefois sous
certaines conditions hydrologiques et climatologiques, des espèces peuvent se développer
si intensément qu’elles en arrivent à modifier la couleur apparente de la surface des mers
et à conduire à des épisodes d’eaux colorées (Reizopoulou et al, 2008).
L’origine algale de certaines intoxications faisant suite à la consommation de produits
de la mer n’a été découverte qu’en 1937 par Sommer et Meyer pour les toxines
paralysante PSP et en 1979 pour la ciguatera (Yasumoto et al., 1979). Depuis les années
soixante-dix, on observe une augmentation globale du nombre d’épisodes toxiques liés
aux phycotoxines (Hallegraeff, 1995 ; Bricelj et Shumway, 1998).
Les empoisonnements les plus communs sont liés à l’ingestion de la toxine PSP qui
dans des cas extrêmes peut entrainer la mort par paralysie respiratoire. La toxine DSP qui
cause des troubles gastro-intestinaux sévère et la toxine ASP qui peut conduire à des
dommages cérébraux permanents avec des pertes de mémoire (Quilliam et al, 1995).
II. Les différentes classes de toxines :
Jusqu'à 2006, les scientifiques ont identifié six syndromes alimentaires dus à des
phycotoxines : cinq pour lesquels les vecteurs sont les coquillages et un lié à la
consommation de poissons tropicaux. Il est d’usage de dénommer les familles de toxines
en fonction des syndromes qu’elles induisent chez l’homme. Ainsi, cinq familles
contaminent les coquillages :
