Résultats
38
 Pseudo-nitzschia et toxines de la famille de l’acide domoïque (ex-amnésiantes,
ASP) :
Pseudo-nitzschia est observé tous les ans sur l’ensemble du littoral français, avec des
concentrations maximales annuelles très importantes.
La première observation en France de toxines de la famille de l’acide domoique date de
2000, et les épisodes toxiques ont affecté majoritairement les coquilles St-Jacques et les
pétoncles jusqu’en 2009: tous les ans en Bretagne ouest et sud (rade de Brest et baie de
Quiberon - Belle-Île), et en baie de Seine en 2004-2005. Pendant cette période, certains autres
coquillages furent occasionnellement affectés, par exemple en Bretagne ouest et sud
(palourdes roses, donaces), ou sur la côte du Languedoc-Roussillon en 2006, avec des
concentrations maximales comprises entre 20 et 80 mg/kg. Les résultats pour l’année 2010
(Figure 20), sont par contre tout à fait atypiques par rapport à ceux des années précédentes,
avec une nouvelle région touchée (Pertuis charentais), une grande diversité de coquillages
contaminés, et des records de concentrations en toxines (jusqu’à 213 mg/kg dans les coquilles
St-Jacques). De façon générale, les périodes et durées de toxicité sont différentes selon les
espèces de coquillages : période hivernale avec une durée potentiellement très longue
(plusieurs mois) pour les coquilles St-Jacques, entre mars et mai et durée plus courte pour les
autres coquillages.
Figure 22 : Zones et coquillages contaminés en 2010 par des toxines de la famille de
l’acide domoïque (ASP). Résultats des analyses chimiques par CL-UV (en mg d’équ.
AD/kg) (REPHY, 2010).
Précédent

Synthèse bibliographique sur les phycotoxines - 41/61

Suivant