Résultats
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 Ostreopsis et palytoxines :
Ostreopsis est observé essentiellement sur la côte Méditerranéenne et en Corse,
majoritairement entre juin et septembre, avec des concentrations qui semblent augmenter sur
la période 2006-2008. Outre les interdictions de baignade prises par précaution sur deux
plages en 2008 (épisodes suivis par les organismes de santé), des palytoxines ont été détectées
pour la première fois en France dans des organismes marins du littoral de Marseille et de Ville
franche: oursins en 2008, puis oursins et moules en 2009.
Un bloom en Ligurie (Italie) d’Ostreopsis ovata en juillet 2005 a eu pour conséquence
l’hospitalisation de 80 personnes (irritation de la peau et des yeux, trouble respiratoires et
gastriques) après inhalation des embruns et des effets sanitaires ont été enregistrés sur le
pourtour méditerranéen depuis 2002 et en Italie du sud, mi-août 2003 et début septembre
2004.
III.2. Résultats obtenus par le Laboratoire Environnement Ressources du
Languedoc Roussillon en 2011 (IFRMER, 2012) :
 Sur l’étang de Salses-Leucate, l’abondance du phytoplancton potentiellement toxique
suit la tendance enregistrée ces dernières années. Les périodes de présence de
Dinophysis et Alexandrium minutum dans la colonne d’eau sont plus restreintes. En
2011, il n’y a pas eu de contamination avérée par les toxines algales sur cette zone.
Les toxines lipophiles (DSP) sont présentes en faible quantité dans les huîtres en
novembre et décembre et les moules en avril et mai. Les toxines paralysantes (PSP)
n’ont pas été détectées en 2011.
 Sur l’étang de Thau, les biomasses et abondances de phytoplancton mesurées sont du
même ordre que celles observées les années précédentes. L’algue Pseudo-nitzschia est
la plus représenté. Malgré les abondances importantes de Pseudo-nitzschia, aucune
toxicité ASP n’a été mise en évidence dans les coquillages, à l’exception de traces
d’acide domoïque dans les moules au mois de mai. On observe depuis quelques
années la présence de Dinophysis dans l’étang, en particulier. Néanmoins, aucune
toxicité DSP n’a été mise en évidence en 2011 dans les coquillages. Seules des traces
de toxines lipophiles ont été détectées en mai et juin. Régulièrement depuis 1998,
Alexandrium est observé au printemps et à l’automne dans l’étang de Thau. En 2011,
les efflorescences ont été modérées dans les tables conchylicoles et n’ont donc pas
conduit à la recherche de toxines paralysantes (PSP) dans les coquillages.
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