Résultats
35
Afin de veiller et de protéger la santé publique notamment celle du consommateur
plusieurs réseaux et laboratoire de surveillance des phycotoxines marines ont été développé,
vue de l’augmentation des épisodes toxique ces dernières années.
III.1. Résultats de réseau des phytoplanctons et phycotoxines (REPHY) :
III.1.1. Réseau REPHY:
Créé par l’Ifremer 1984 pour la surveillance du phytoplancton et des phycotoxines
dans les zones de production, il est monté progressivement en puissance pour intégrer la
prévention de nouveaux risques liés aux toxines (paralysantes, amnésiantes, lipophiles et les
émergentes).
Il est l’un des premiers dispositifs européens mis en place pour prévenir le risque
d’intoxication alimentaire par les phycotoxines. A ce titre, il a servi de référence pour
l’élaboration de dispositifs dans d’autres pays.
LE REPHY possède donc un double aspect patrimonial et règlementaire, puisque la
constitution de séries temporelles de données sur les populations phytoplanctoniques des
différentes façades maritimes (aspect patrimonial), permet également la détection des espèces
phytoplanctoniques particulières qui sont toxiques et nuisibles. Le suivi de ces épisodes de
toxicité détermine la prise de décision administrative ; cet aspect réglementaire est désormais
étroitement lié à des obligations communautaires (Belin et al, 1998).
Dinophysis et toxines de la famille de l’acide okadaïque et des pecténotoxines :
Depuis que le REPHY existe (1984), le schéma de développement de Dinophysis dans les
eaux côtières est assez stable : il est observé tous les ans en baie de Seine, sur la côte du
Cotentin, en Bretagne ouest et sud, et dans les lagunes méditerranéennes du LanguedocRoussillon et de Corse. Il est par contre beaucoup moins présent sur le littoral du nord de la
France, de l’ouest Cotentin et de Bretagne nord.
Les résultats de contamination des coquillages par les toxines de la famille de l’acide
okadaique et des pecténotoxines pour l’année 2010 (Figure 18) suivent ce schéma global,
avec une configuration relativement similaire aux années précédentes. Ainsi, on peut observer
une toxicité des coquillages presque tous les ans en baie de Seine, en Bretagne ouest et sud,
dans le bassin d’Arcachon, dans l’étang de Salses Leucate en Languedoc-Roussillon, et dans
les étangs corses de Diana et Urbino. A noter que les concentrations en toxines ont été très
fortes (jusqu’à 20 fois le seuil réglementaire pour la famille de l’AO) en 2010 sur plusieurs
espèces de coquillages en Bretagne.
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Afin de veiller et de protéger la santé publique notamment celle du consommateur
plusieurs réseaux et laboratoire de surveillance des phycotoxines marines ont été développé,
vue de l’augmentation des épisodes toxique ces dernières années.
III.1. Résultats de réseau des phytoplanctons et phycotoxines (REPHY) :
III.1.1. Réseau REPHY:
Créé par l’Ifremer 1984 pour la surveillance du phytoplancton et des phycotoxines
dans les zones de production, il est monté progressivement en puissance pour intégrer la
prévention de nouveaux risques liés aux toxines (paralysantes, amnésiantes, lipophiles et les
émergentes).
Il est l’un des premiers dispositifs européens mis en place pour prévenir le risque
d’intoxication alimentaire par les phycotoxines. A ce titre, il a servi de référence pour
l’élaboration de dispositifs dans d’autres pays.
LE REPHY possède donc un double aspect patrimonial et règlementaire, puisque la
constitution de séries temporelles de données sur les populations phytoplanctoniques des
différentes façades maritimes (aspect patrimonial), permet également la détection des espèces
phytoplanctoniques particulières qui sont toxiques et nuisibles. Le suivi de ces épisodes de
toxicité détermine la prise de décision administrative ; cet aspect réglementaire est désormais
étroitement lié à des obligations communautaires (Belin et al, 1998).
Dinophysis et toxines de la famille de l’acide okadaïque et des pecténotoxines :
Depuis que le REPHY existe (1984), le schéma de développement de Dinophysis dans les
eaux côtières est assez stable : il est observé tous les ans en baie de Seine, sur la côte du
Cotentin, en Bretagne ouest et sud, et dans les lagunes méditerranéennes du LanguedocRoussillon et de Corse. Il est par contre beaucoup moins présent sur le littoral du nord de la
France, de l’ouest Cotentin et de Bretagne nord.
Les résultats de contamination des coquillages par les toxines de la famille de l’acide
okadaique et des pecténotoxines pour l’année 2010 (Figure 18) suivent ce schéma global,
avec une configuration relativement similaire aux années précédentes. Ainsi, on peut observer
une toxicité des coquillages presque tous les ans en baie de Seine, en Bretagne ouest et sud,
dans le bassin d’Arcachon, dans l’étang de Salses Leucate en Languedoc-Roussillon, et dans
les étangs corses de Diana et Urbino. A noter que les concentrations en toxines ont été très
fortes (jusqu’à 20 fois le seuil réglementaire pour la famille de l’AO) en 2010 sur plusieurs
espèces de coquillages en Bretagne.
