Chapitre II : Techniques d’analyse
31
séparation de celles-ci. On détecte le passage des molécules à travers le capillaire à l’aide
d’un détecteur UV. Lorsqu’une molécule passe, elle absorbe une certaine quantité de lumière
et le détecteur transcrit cette information en un signal, visible sous forme de pic dans un
Electro-chromatogramme (Fribourg, 2008).
 les toxines diarrhéiques
Belin et al (1996) proposent une technique très performante de couplage de
l’électrophorèse capillaire, avec détection UV, avec une séparation en chromatographie
liquide et un test d’inhibition des protéines phosphatases. Cette technique permet
d’abaisser le seuil de détection à 100 pg d’AO injectés. Une technique de
chromatographie électrocinétique micellaire, l’une des variantes de l’électrophorèse
capillaire faisant intervenir des interactions hydrophobes entre la toxine et des micelles
de dodécyle sulfate de sodium, a permis d’abaisser ce seuil à 40 pg et de détecter des
concentrations équivalentes à 10 ng/g de chair de coquillages (Bouaicha et Maatouk.,
1997).
II.2.2. Techniques immunologiques :
Ces méthodes sont basées sur une reconnaissance structurale des toxines par des
anticorps ; le couplage de l’anticorps avec un chromophore permet leur détection. Différents
formats sont commercialisés actuellement. Une méthode ELISA a été officiellement validée
pour la détection de l’acide domoïque (méthode AOAC 2006.02) et son utilisation est
officiellement autorisée dans l’Union européenne à des fins de dépistage (Ledreux, 2010).
Figure 17 : schéma d’une électrophorèse capillaire (Fribourg, 2008)
Précédent

Synthèse bibliographique sur les phycotoxines - 35/61

Suivant