Chapitre I : Rappel bibliographique
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recensés chez des promeneurs : irritations et brûlures des voies respiratoires. La mortalité est
de 0% (aucun décès n’a jamais été reporté). La DL 50 est de 1-4 mg/kg (Château-Degat, 2004).
b. Mode d’action :
Ces toxines agissent sur les cellules du système nerveux central et périphérique par
liaison aux canaux sodiques voltages dépendants, ce qui conduit à un état de subconductance.
5. Les toxines de ciguatéra :
La ciguatéra est un phénomène très ancien décrit par les premiers navigateurs dès
1555 dans l’île du caraïbe puis dans l’océan Indien et l’océan Pacifique. Cependant, le terme
ciguatéra ne trouve son origine qu’en 1866 à Cuba et il a été forgé à partir du nom cubain
d’un coquillage, qui a provoquait à l’époque des intoxications après ingestion. L’usage de ce
terme a été ensuite étendu à toute intoxication alimentaire par les produits de la mer donnant
lieu à des troubles gastro-intestinaux et neurologiques graves. De ce fait, des intoxications par
poisson ayant pour origine l’acide okadaïque produit par Prorocentrum concavum, P. lima et
P.mexicanum au niveau tropical ont pu être assimilées à la ciguatéra.
D’autres
toxines
produites
par
Amphidinium
spp.et
ostreopsis
siamensis,O.lenticularis et O. ovata ont aussi été impliquées (Frémy et Lassus, 2001)
5.1. Ciguatoxines :
Les ciguatoxines (CTXs) sont les principales toxines de la ciguatéra. Au niveau
français, cette endémie que l’on appelle ICP (intoxication ciguatérique due aux poissons) ou
CEP (ciguatera fish poisoning) est très présente en Polynésie française et dans toutes les
Antilles avec une morbidité allant de 0 ,04 à 1% selon les îles (; Bourdeau, 1986 ; Vernoux,
1988; Bagnis et al, 1992 ; Lewis, 1993 et Glaziou et Legrand, 1994).
Les ciguatoxines sont produites par le dinoflagellé benthique Gambierdiscus spp. et
sont bioaccumulées via la chaine trophique dans des poissons des zones tropicales (Antilles,
Océan Indien et Océan Pacifique).
5.2. Caractéristiques de la toxine :
Il a été prouvé que ces toxines, à l’état brut ou semi-purifié, résistaient parfaitement à la
chaleur. Egalement il a été observé une sensibilité au pH inversée entre les toxines du
Pacifique et des Antilles puisque celles de Tahiti sont stables en milieu basique fort et
instable en milieu acide (Frémy et Lassus, 2001). Les CTXs sont des polyéthers lipophiles
dont la structure de base diffère selon l’origine géographique.
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recensés chez des promeneurs : irritations et brûlures des voies respiratoires. La mortalité est
de 0% (aucun décès n’a jamais été reporté). La DL 50 est de 1-4 mg/kg (Château-Degat, 2004).
b. Mode d’action :
Ces toxines agissent sur les cellules du système nerveux central et périphérique par
liaison aux canaux sodiques voltages dépendants, ce qui conduit à un état de subconductance.
5. Les toxines de ciguatéra :
La ciguatéra est un phénomène très ancien décrit par les premiers navigateurs dès
1555 dans l’île du caraïbe puis dans l’océan Indien et l’océan Pacifique. Cependant, le terme
ciguatéra ne trouve son origine qu’en 1866 à Cuba et il a été forgé à partir du nom cubain
d’un coquillage, qui a provoquait à l’époque des intoxications après ingestion. L’usage de ce
terme a été ensuite étendu à toute intoxication alimentaire par les produits de la mer donnant
lieu à des troubles gastro-intestinaux et neurologiques graves. De ce fait, des intoxications par
poisson ayant pour origine l’acide okadaïque produit par Prorocentrum concavum, P. lima et
P.mexicanum au niveau tropical ont pu être assimilées à la ciguatéra.
D’autres
toxines
produites
par
Amphidinium
spp.et
ostreopsis
siamensis,O.lenticularis et O. ovata ont aussi été impliquées (Frémy et Lassus, 2001)
5.1. Ciguatoxines :
Les ciguatoxines (CTXs) sont les principales toxines de la ciguatéra. Au niveau
français, cette endémie que l’on appelle ICP (intoxication ciguatérique due aux poissons) ou
CEP (ciguatera fish poisoning) est très présente en Polynésie française et dans toutes les
Antilles avec une morbidité allant de 0 ,04 à 1% selon les îles (; Bourdeau, 1986 ; Vernoux,
1988; Bagnis et al, 1992 ; Lewis, 1993 et Glaziou et Legrand, 1994).
Les ciguatoxines sont produites par le dinoflagellé benthique Gambierdiscus spp. et
sont bioaccumulées via la chaine trophique dans des poissons des zones tropicales (Antilles,
Océan Indien et Océan Pacifique).
5.2. Caractéristiques de la toxine :
Il a été prouvé que ces toxines, à l’état brut ou semi-purifié, résistaient parfaitement à la
chaleur. Egalement il a été observé une sensibilité au pH inversée entre les toxines du
Pacifique et des Antilles puisque celles de Tahiti sont stables en milieu basique fort et
instable en milieu acide (Frémy et Lassus, 2001). Les CTXs sont des polyéthers lipophiles
dont la structure de base diffère selon l’origine géographique.
