Chapitre I : Rappel bibliographique
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La saxitoxine est la toxine de base de 18 molécules chimiquement proches : la famille des
toxines PSP (Paralytic Shellfish Poisoning). Parmi les dérivés de la STX, il y a les
gonyautoxines (GTXs) et la néosaxitoxine (Institut National de Veille Sanitaire, novembre
2001).
Toutes les toxines paralysantes ne sont pas produites par les microalgues, quelques-unes
résultent d’une dégradation ou d’une transformation des toxines algales par les coquillages
2.2. Caractéristiques de l’algue :
a.
Répartition géographique :
Le genre Alexandrium est présent sur tous les continents (eaux froides ou chaudes du
globe) avec en particulier le nord-ouest du Pacifique, sur la côte nord-est de l’Amérique du
Nord et en Europe du Nor (Hall et al, 1990). Les toxines paralysantes ont été détectées la
première fois en France en 1988 (Masselin et al, 2000, Sechet et al, 2003) dans les Abers
(Bretagne nord). Ces toxines initialement localisées en Bretagne Nord (Zone des Abers, baie
de Morlaix, estuaire de la Rance), se retrouvent dans l’étang de Thau à partir de 1998. La
zone de prolifération, bien qu’il ne s’agisse pas des mêmes espèces d’Alexandrium, s’étend
ensuite à la rade de Toulon en 2000, puis au bassin d’Arcachon (Banc d’Arguin) en 2002.
Des épisodes toxiques liés à la présence de toxines paralysantes ont été mis en évidence en
Ecosse (Collins et al, 2009), en Espagne (Blanco et al, 2006), en France (Lassus et al, 2004,
2006), en Grèce (Ignatiades et al, 2007), en Irlande (Stobo et al, 2008, Touzet et al, 2008), en
Norvège (Sayfritz et al, 2008) et au Portugal (Artigas et al, 2007).
Figure 04 : L’algue Alexandrium tamarense (Photo E. Nizan/Ifremer, 2006)
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