Chapitre II : Biologie de Symphodus tinca
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2.3. Discussions
Les longeurs (mâles et femelles) maximales observées chez S. tinca, les données d’entrée ayant
servi à limiter la recherche des paramètres de croissance dans la routine « surface d’égales
réponses » et leurs résultats respectifs sont consignés dans le tableau II. 11.
Tableau II. 11 : paramètres de croissance de Symphodus tinca
Données de région
Données
observées
Paramètres calculés (en gras : valeurs retenues)
Pauly et Taylor
P.W + K-Scan
ELEFAN I
Sexe L∞ moy (cm) K moy / an
L max (cm)
L∞ (cm)
L∞ (cm)
K / an
L∞ (cm)
K / an
M+F
30.6
0.81
31.2
32.84
36.27
0.4
44.75
0.24
M
23.3-42.2
32.23
0.21-0.25
0.24
31.2
32.84
35.09
0.5
43
0.30
F
21.2-28.2
24.73
0.24-0.29
0.27
26.9
28.32
30.63
0.66
32
0.30
moy : moyen(ne) - P.W : Powell et Wetherall - M : mâles - F : femelles - souligné : valeurs moyennes
La valeur de la longueur asymptotique retenue pour S. tinca (L∞=44.75 cm) et estimée par la
méthode de ELEFAN I est netement supérieure à la valeur L∞ (36.27 cm) éstimée par la méthode
Powell-Wetherall, à Lmax observée (31.2 cm), à la valeur approximative de Pauly et Taylor
(Lmax/0.95 = 32.84) et à celle de la littérature (30.6 cm) par Gordoa et al., (2004). Cependant, elle
se rapproche de la longueur maximale (44 cm) citée par Fischer et al., (1987) en Méditerrannée.
La valeur retenue pour K (0.24/an) obtenue par ELEFAN I est nettement inférieure à la valeur
obtenue en Espagne par Gordoa et al., (2004). Ce coefficient de courbure de Van Bertalanffy est lié
à la longévité des poissons (Beverton et Holt, 1959 in Sparre et Venema, 1996).
- Les Mâles
La longueur asymptotique des mâles éstimée par la méthode de Powell-Wetherall (L∞=35.09 cm)
se rapproche de l’aproximation de Pauly et Taylor (Lmax/0.95 = 32.84 cm), elle est légèrement
supérieure à Lmax observée (31.2 cm) et nettement inférieure à celle fournie par la méthode
ELEFAN I (L∞=43 cm). Cette dernière est presque égale à la valeur maximale (L∞=42.2cm)
estimée par Pauly (1978) en France.
En outre, le coefficient de croissance estimé par la méthode Powell-Watherall (K=0.5/an) est d’une
grandeur double à la valeur moyenne de la littérature (K moy =0.24/an). Or, cette dernière se
rapporoche de celle retenue pour la situation actuelle (K=0.30/an).
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