Chapitre II : Biologie de Symphodus tinca
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- Les Femelles
Quant aux femelles de S. tinca, nous avons échantillonné une longueur maximale de l’ordre de
26.9 cm, valeur non loin de L∞ estimée par Pauly et Taylor (28.32cm) qui est elle-même proche de
L∞ fournie par Powell-Wetherall (30.63 cm). Pour la présente étude, nous retenons la valeur de L∞
(32 cm) calculée par la méthode ELEFAN I, même si elle est supèrieure aux donnée de littérature
(entre 21.2 et 28.2 cm). Ces fluctuations pourraient être dues aux conditions du milieu de vie mais
aussi aux mèthodes utilisées pour la détermination de ces paramètres.
De même la valeur de K (0.3/an) retenue est celle estimée par la méthode ELEFAN I ; proche des
valeurs obtenues par les différents auteurs de la même région, donc proche de la situation actuelle.
Comparant les résultats obtenus pour les deux sexes, nous remarquons que leurs coefficients de
décroissance k (0.3/an) sont identiques, pourtant la taille asymptotique des mâles est supérieure à
celle des femelles. Ceci pourrait être expliqué par l’hemaphrodisme sexuelle dont est caractérisée
cette espèce. Sachant que S. tinca est de type protogynique, poisson naissant femelle et finissant sa
vie mâle. Cette conversion sexuelle successive inscrite dans les génes de l’espèce reste néanmoins
incontrolable mais tributaire d’un certain stade de croissance (âge/taille).
D’après Courtot (1999), chez le Crénilabre paon, l'inversion intervient vers la 3
ème année et ne
dépend pas uniquement de la taille et de l'âge, mais également de la structure du groupe, notamment
de la densité de la population. Cette dernière est souvent sujette au déséquilibre permanent du sexratio (rapport entre le nombre d'individus mâles et femelles) entraîné par une chasse et une pêche
intensives, puisque tous les individus de grande taille, principalement recherchés, sont des mâles.
Ainsi, l'évolution individuelle, le moment de la transformation sexuelle pour un individu particulier,
sont conditionnés par les relations sociales internes du groupe et/ou les contraintes du milieu.
Espèce vivant dans un groupe dominé par un seul mâle, où, une hiérarchie s'établit. Ce mâle est
secondé par une femelle dominante, la "favorite" ou "reine", qui est la plus forte, la plus âgée et la
plus grande. Elle est suivie d'une autre femelle soumise au mâle et à la "favorite", mais dominant à
son tour toutes les autres.
Si le mâle dominant disparaît (capture, mort) c'est la femelle dominante, qui le remplacera,
changeant alors de sexe et devenant mâle en quelques jours. Le reste des femelles montent d'une
marche sur l'échelle hiérarchique. Les femelles restent femelles sous l'influence des hormones
sécrétées par le stress d'être dominées. Mais dès que le mâle dominant disparaît, la femelle favorite
n'est plus stressée et son équilibre hormonal évolue. En quelques jours, sa taille et sa coloration
changent, ses ovaires s'atrophient, ses testicules grandissent et deviennent fonctionnels. Le milieu
aquatique dans lequel les organismes marins évoluent, subit des variations qui peuvent influer sur
l’hermaphrodisme ; on peut en dégager trois types : la température, la salinité, la pollution.
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Quant aux femelles de S. tinca, nous avons échantillonné une longueur maximale de l’ordre de
26.9 cm, valeur non loin de L∞ estimée par Pauly et Taylor (28.32cm) qui est elle-même proche de
L∞ fournie par Powell-Wetherall (30.63 cm). Pour la présente étude, nous retenons la valeur de L∞
(32 cm) calculée par la méthode ELEFAN I, même si elle est supèrieure aux donnée de littérature
(entre 21.2 et 28.2 cm). Ces fluctuations pourraient être dues aux conditions du milieu de vie mais
aussi aux mèthodes utilisées pour la détermination de ces paramètres.
De même la valeur de K (0.3/an) retenue est celle estimée par la méthode ELEFAN I ; proche des
valeurs obtenues par les différents auteurs de la même région, donc proche de la situation actuelle.
Comparant les résultats obtenus pour les deux sexes, nous remarquons que leurs coefficients de
décroissance k (0.3/an) sont identiques, pourtant la taille asymptotique des mâles est supérieure à
celle des femelles. Ceci pourrait être expliqué par l’hemaphrodisme sexuelle dont est caractérisée
cette espèce. Sachant que S. tinca est de type protogynique, poisson naissant femelle et finissant sa
vie mâle. Cette conversion sexuelle successive inscrite dans les génes de l’espèce reste néanmoins
incontrolable mais tributaire d’un certain stade de croissance (âge/taille).
D’après Courtot (1999), chez le Crénilabre paon, l'inversion intervient vers la 3
ème année et ne
dépend pas uniquement de la taille et de l'âge, mais également de la structure du groupe, notamment
de la densité de la population. Cette dernière est souvent sujette au déséquilibre permanent du sexratio (rapport entre le nombre d'individus mâles et femelles) entraîné par une chasse et une pêche
intensives, puisque tous les individus de grande taille, principalement recherchés, sont des mâles.
Ainsi, l'évolution individuelle, le moment de la transformation sexuelle pour un individu particulier,
sont conditionnés par les relations sociales internes du groupe et/ou les contraintes du milieu.
Espèce vivant dans un groupe dominé par un seul mâle, où, une hiérarchie s'établit. Ce mâle est
secondé par une femelle dominante, la "favorite" ou "reine", qui est la plus forte, la plus âgée et la
plus grande. Elle est suivie d'une autre femelle soumise au mâle et à la "favorite", mais dominant à
son tour toutes les autres.
Si le mâle dominant disparaît (capture, mort) c'est la femelle dominante, qui le remplacera,
changeant alors de sexe et devenant mâle en quelques jours. Le reste des femelles montent d'une
marche sur l'échelle hiérarchique. Les femelles restent femelles sous l'influence des hormones
sécrétées par le stress d'être dominées. Mais dès que le mâle dominant disparaît, la femelle favorite
n'est plus stressée et son équilibre hormonal évolue. En quelques jours, sa taille et sa coloration
changent, ses ovaires s'atrophient, ses testicules grandissent et deviennent fonctionnels. Le milieu
aquatique dans lequel les organismes marins évoluent, subit des variations qui peuvent influer sur
l’hermaphrodisme ; on peut en dégager trois types : la température, la salinité, la pollution.
