Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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2.2.4. Analyse des contenus stomacaux
Elle consiste en l’observation directe des contenus stomacaux fournissant des informations
qualitative et quantitative sur ce qu’un animal a récemment mangé (Pasquaud, 2006).
Selon (Sorbe, 1972 in Cherabi 1987), l’étude du régime alimentaire renferme deux types d’analyse :
analyse qualitative et analyse quantitative.
2.2.4.1. Analyse qualitative
Elle consiste à dresser une liste, aussi complète que possible des différentes proies consommées.
Des ouvrages et publications serviront de base pour l’identification des proies ingérées : Tregouboff
et Rose (1957) ; Lagardere (1978) ; Ruffo (1982) ; Fischer et al., (1987) ; Ruffo (1989) ; Beaumont
et Ruffo (1993) ; Cassier (1994) ; Ruffo (1998) ; Faasse (1999) ; Faasse et Van Moorsel ( 2000).
2.2.4.2. Analyse quantitative
Elle permet de préciser l’importance relative des différentes proies dans la composition
globale de la nourriture. Cette analyse peut être abordée par trois méthodes révisées : volumétrique,
pondérale et numérique (Pillay, 1952 ; Sorbe, 1978 ; Quiniou, 1978 ; in Cherabi, 1987).
La méthode numérique est basée sur l’importance numérique des proies et seront exprimées en
indices alimentaires, permettant ainsi de connaître les préférences nutritive d’une espèce donnée.
a) Le coefficient de vacuité (V) : pourcentage d’estomacs vides par rapport aux nombre total
d’estomacs examinés.
- Cet indice renseigne sur le rythme d’activité alimentaire et exprime aussi des problèmes de
régurgitation ou de digestion avancée des aliments (Pasquaud, 2006).
b) L’indice de fréquence d’une proie (F) : rapport entre le nombre d’estomacs contenant cette
proie, n, et le nombre total d’estomacs pleins examinés.
- Elle reflète la fréquence d’apparition d’une proie dans les estomacs et l’étendue du spectre
trophique (Cailliet, 1977 in Pasquaud, 2006).
Sorbe, (1972 in Cherabi, 1987) classe les différents groupes de proie en trois catégories d’après leur
fréquence. Nous retiendrons cette classification également adoptée par Cherabi (1987) ; Bouaziz,
(1992) et Ladoul (2011).
- F < 10 % : proies accidentelle, elles n’ont aucune signification particulière dans le régime
alimentaire.
- 10 % < F < 50 % : proies secondaires, elles représentent une nourriture d’appoint ou de
remplacement lorsque la nourriture principale fait défaut.
- F > 50 % : proies préférentielles, elles peuvent satisfaire seules les besoins énergétiques de
leur prédateur. Leur nature et leur nombre définissent le type du régime alimentaire.
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