Chapitre I : Généralités
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2.2.1. Les origines volontaires
2.2.1.1 Tests d’armes nucléaires
Entre 1945 et 1965, cinq-cent-vingt (520) bombes atomiques ont été testées dont plus d’une
centaine sur des îles ou des étendues d’eaux importantes (Amiard et Amiard-Triquet, 1980), et
entre 1945 et 1990, environ 423 explosions nucléaires ont eu lieu dans l’atmosphère, libérant
ainsi plusieurs radionucléides (Holm, 1994 in Arabi, 1997).
Ces essais nucléaires sont effectués principalement par les Etats-Unis, l’URSS, la Grande
Bretagne, la France, l’Inde et la Chine.
Il existe deux types de bombes : les bombes A (à fission) et les bombes H ou bombes
thermonucléaires (fission-fusion-fission) (Amiard-Triquet et Amiard, 1980) :
Les bombes atomiques « classiques » (A) mettent en jeu la fission d’une charge d’Uranium
235 ou de Plutonium 239. La puissance de ces bombes très faible au début (Hiroshima : 8 kt)
atteint maintenant plus de cent fois une bombe unité (20 kt de TNT). L’explosion de ces
bombes A libèrent une grande partie du combustible (
235 U ou
239 Pu) qui n’a pas réagi (environ
90% soit 10 kg ou 22.2 TBq pour une bombe unité) et des produits de fission (10%). Les
neutrons émis lors de l’explosion induisent une radioactivité importante du milieu environnant
(produit d’activation).
Une « bombe unité » libère environ un (1) kg de produits de fission, mélange complexe de
deux cents radionucléides correspondant à trente-cinq (35) éléments différents. Les produits
d’activation ne représentent en général que 25% de la radioactivité due aux produits de
fission. Ils varieront selon le lieu de l’explosion (air, sous-marin, terre, souterrain).
Les bombes H : lors de l’explosion, les réactions de fission-fusion-fission s’y succèdent
extrêmement rapidement. La quantité de produits de fission formée y est certainement
proportionnelle à la puissance de l’engin, par contre, la quantité de produits d’activation doit
être beaucoup plus importante que les bombes A.
La dispersion des aérosols radioactifs sera variable selon la puissance de l’engin, le lieu de
l’explosion, le climat, la nature et la taille des débris. La contamination du milieu océanique
sera directement influencée par les explosions sous marines (<0,1% de l’ensemble des
explosions) et par les explosions à la surface des îles. La distribution de la radioactivité à la
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Etude de la répartition de la radioactivité naturelle, et de la minéralogie dans les carottes de sédiments, dans la baie de Bou-Ismail - 22/118

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