GENERALITE
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pathogènes de propriétés particulières, dites de virulence, directement ou indirectement
reliées à leur pouvoir pathogène. Ces propriétés permettent aux bactéries de coloniser les
surfaces muqueuses de l’hôte, de les franchir, de résister aux défenses internes ou de
produire un effet toxique sur cet hôte, avec apparition de lésions et de signes cliniques
(Khan et al., 2000). La détermination des combinaisons de propriétés particulières
associées à la virulence d’une souche constitue un nouveau moyen de typage d’E. coli, que
l’on désigne sous le néologisme de PATHOTYPIE.
I.6.2. Classification des pathotypes d’E. coli
A l’heure actuelle, il n’existe pas de classification standardisée des souches appartenant à
l’espèce E. coli. Les médecins utilisent une classification basée sur la pathogénie des
syndromes diarrhéiques comprenant 6 groupes (Savoye. 2011). Il existe deux classes de
pathogènes : les pathogènes intestinaux ou InPEc (Intestinal Pathogenic E. coli) et les
pathogènes hors de l’intestin ou ExPEc (Extra-intestinal Pathogenic E. coli). Chacune de
ces classes est divisée en pathovars, aux nombres de deux pour les ExPEc et de 6 pour les
souches InPEc (Nataro et Kaper 1998). Les souches ExPEc sont séparées en fonction de
leur lieu d’infection (Croxen et Finlay 2010) : ainsi on trouve les E. coli uropathogènes ou
UPEC (UroPathogenic E. coli) qui vont provoquer des infections dans le système urinaire
(rein et vessie), et les E. coli méningitiques du nouveau-né ou NMEC (Neonatal
Meningitidis E. coli) qui agissent dans le cerveau. Les deux pathovars peuvent être trouvés
dans le sang puisque c’est ainsi que les bactéries atteignent leur cible. Les ExPEc peuvent
aussi provoquer des septicémies et des infections respiratoires.Trois des pathovars de
InPEc agissent dans le gros intestin : Les E. coli entéro–agrégatives ou EAEC
(EnteroAggregative E. coli), les E. coli entérohémorragiques ou EHEC
(EnteroHaemorrhagic E. coli), les E. coli entéroinvasifs ou EIEC (EnteroInvasive E. coli)
et les Shigella. Dans l’intestin grêle, on retrouve les EAEC et les trois autres pathovars :
Les E. coli entérotoxinogènes ou ETEC (EnteroToxigenic E. coli), les E. coli
entéropathogènes ou EPEC (EnteroPathogenic E. coli) et les E. coli à adhérence diffuse ou
DAEC (Diffusely Adherent E. coli) (Nataro et Kaper 1998) (Figure 4).
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pathogènes de propriétés particulières, dites de virulence, directement ou indirectement
reliées à leur pouvoir pathogène. Ces propriétés permettent aux bactéries de coloniser les
surfaces muqueuses de l’hôte, de les franchir, de résister aux défenses internes ou de
produire un effet toxique sur cet hôte, avec apparition de lésions et de signes cliniques
(Khan et al., 2000). La détermination des combinaisons de propriétés particulières
associées à la virulence d’une souche constitue un nouveau moyen de typage d’E. coli, que
l’on désigne sous le néologisme de PATHOTYPIE.
I.6.2. Classification des pathotypes d’E. coli
A l’heure actuelle, il n’existe pas de classification standardisée des souches appartenant à
l’espèce E. coli. Les médecins utilisent une classification basée sur la pathogénie des
syndromes diarrhéiques comprenant 6 groupes (Savoye. 2011). Il existe deux classes de
pathogènes : les pathogènes intestinaux ou InPEc (Intestinal Pathogenic E. coli) et les
pathogènes hors de l’intestin ou ExPEc (Extra-intestinal Pathogenic E. coli). Chacune de
ces classes est divisée en pathovars, aux nombres de deux pour les ExPEc et de 6 pour les
souches InPEc (Nataro et Kaper 1998). Les souches ExPEc sont séparées en fonction de
leur lieu d’infection (Croxen et Finlay 2010) : ainsi on trouve les E. coli uropathogènes ou
UPEC (UroPathogenic E. coli) qui vont provoquer des infections dans le système urinaire
(rein et vessie), et les E. coli méningitiques du nouveau-né ou NMEC (Neonatal
Meningitidis E. coli) qui agissent dans le cerveau. Les deux pathovars peuvent être trouvés
dans le sang puisque c’est ainsi que les bactéries atteignent leur cible. Les ExPEc peuvent
aussi provoquer des septicémies et des infections respiratoires.Trois des pathovars de
InPEc agissent dans le gros intestin : Les E. coli entéro–agrégatives ou EAEC
(EnteroAggregative E. coli), les E. coli entérohémorragiques ou EHEC
(EnteroHaemorrhagic E. coli), les E. coli entéroinvasifs ou EIEC (EnteroInvasive E. coli)
et les Shigella. Dans l’intestin grêle, on retrouve les EAEC et les trois autres pathovars :
Les E. coli entérotoxinogènes ou ETEC (EnteroToxigenic E. coli), les E. coli
entéropathogènes ou EPEC (EnteroPathogenic E. coli) et les E. coli à adhérence diffuse ou
DAEC (Diffusely Adherent E. coli) (Nataro et Kaper 1998) (Figure 4).
