GENERALITE
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-Le LYSOTYPE : est le spectre de sensibilité d’une souche à une collection de
bactériophages. Cependant, contrairement au sérotypage, il n’existe pas de collection
internationale de référence de bactériophages à utiliser. Aussi, la lysotypie est-elle
relativement peu appliquée, sauf pour certaines souches particulièrement importantes en
pathologie (MAINIL J, 2003).
I.6. Commensalisme et pathogénicité de E.coli
La majorité des souches de E. coli sont commensales, et vivent sans importuner leur hôte.
L’autre partie des souches sont pathogènes et entrainent des problèmes de santé chez leur
hôte humain ou animal. Si certaines infections sont bénignes, E. coli provoque la mort de
plus de 2.5 millions de personnes par an, ce qui fait de cette espèce l’un des agents les plus
mortels qui existent (Thomas et Johnson 2003). Il n’existe pas un mode unique de
virulence chez les E. coli, et une souche peut très bien rester dans l’hôte sans provoquer de
symptôme. L’agressivité de la bactérie va dépendre de l’état de l’hôte et de ses défenses
immunitaires : c’est pourquoi on dit que les E. coli sont des pathogènes opportunistes. La
séparation entre E. coli commensales et pathogènes n’est pas stricte, et la nature de l’hôte
est importante : la souche APEC O1 est un pathogène des oiseaux (Avian Pathogenic E.
coli), tandis que la souche du sérotype O157:H7 est spécifique des hommes.
I.6.1. La notion de pathotype
La réponse vint d’une intuition géniale d’un vétérinaire danois, Carl Oluf Jensen (18641934), qui émit l’hypothèse que l’espèce E. coli était en fait hétérogène et composée de
souches provoquant des pathologies et de souches tout à fait inoffensives .Mais, à cette
époque, aucun moyen n’existait pour reconnaître et différencier ces souches, sauf la
reproduction expérimentale des pathologies chez les espèces animales hôtes naturels. La
détermination des sérotypes (Gerardin et al., 2003) est le premier système qui a permis,
dans une certaine mesure, de différencier des souches pathogènes de souches
commensales, chez l’homme dans un premier temps, chez les animaux par la suite
(Hacker J., Kaper J.B. 2000).En effet, certains sérotypes ne sont jamais, ou rarement,
associés à des pathologies, tandis que d’autres le sont très fréquemment. Par la suite, divers
chercheurs ont fait œuvre pionnière en reconnaissant l’existence pour les souches
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Phylogènie des souches d\'E. coli résistantes aux fluoroquinolones isolées au niveau de la station d\'épuration de Boumerdes - 17/66

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