GENERALITE
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I.2. Caractères antigéniques
Au sein de chaque genre, on individualise les espèces par l’étude des caractères
biochimiques et antigéniques. Les E. coli sont caractérisés, en routine, par l’identification
sérologique de leurs antigènes somatiques O, flagellaires H et capsulaires K.
I .2.1. Les antigènes somatiques O :
Les antigènes somatiques sont composés de lipopolysaccharides complexes. Actuellement
certains laboratoires d'analyses médicales utilisent l'agglutination avec des sérums pour
déterminer le sérogroupe, mais cette technique est limitée par le nombre de plus en plus
élevé de sérums à fabriquer, par la présence d'agglutinations croisées entre les antigènes O
d’ E. coli, Shigella et ceux de Salmonella, et par le passage de la consistance crémeuse de
la colonie à une consistance rugueuse ayant pour conséquence l’absence de synthèse de
l'antigène O. C'est pour cette raison qu'une technique de sérotypage moléculaire a été
développée.
L'antigène O fait partie du lipopolysaccharide (LPS) de la membrane externe des bactéries
à gram négatif. Il contient un grand nombre d’unités répétées d’oligosaccharides de 3 à 6
sucres dont la combinaison détermine la diversité des antigènes O.
I.2.2. Les antigènes flagellaires H
La diversité des antigènes H est due aux différents types de flagelline composant la
structure du flagelle. C'est le flagelle qui permet la mobilité bactérienne. Le typage
s'effectue également par séro-agglutination, mais n’est développé que dans de très rares
laboratoires dans le monde. Cependant, certaines souches perdent leur mobilité et sont
classées comme non mobile (NM ou H-). Une technique de sérotypage moléculaire a donc
été également développée pour déterminer l'antigène H (Zhang et al., 2000 ; Coimbra et
al., 2000).
L'antigène H est codé par le gène fliC. Les parties N et C terminales de la flagelline sont
très conservés et c'est la partie médiane, plus variable, qui donne la spécificité de l'antigène
H. Les E. coli immobiles possèdent également le gène fliC mais sont incapables de
synthétiser un flagelle fonctionnel. Après amplification et restriction du gène fliC, il est
possible de typer l'antigène H en comparant le profil obtenu à une base de données de
profil-type (Machado et al., 2000).
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I.2. Caractères antigéniques
Au sein de chaque genre, on individualise les espèces par l’étude des caractères
biochimiques et antigéniques. Les E. coli sont caractérisés, en routine, par l’identification
sérologique de leurs antigènes somatiques O, flagellaires H et capsulaires K.
I .2.1. Les antigènes somatiques O :
Les antigènes somatiques sont composés de lipopolysaccharides complexes. Actuellement
certains laboratoires d'analyses médicales utilisent l'agglutination avec des sérums pour
déterminer le sérogroupe, mais cette technique est limitée par le nombre de plus en plus
élevé de sérums à fabriquer, par la présence d'agglutinations croisées entre les antigènes O
d’ E. coli, Shigella et ceux de Salmonella, et par le passage de la consistance crémeuse de
la colonie à une consistance rugueuse ayant pour conséquence l’absence de synthèse de
l'antigène O. C'est pour cette raison qu'une technique de sérotypage moléculaire a été
développée.
L'antigène O fait partie du lipopolysaccharide (LPS) de la membrane externe des bactéries
à gram négatif. Il contient un grand nombre d’unités répétées d’oligosaccharides de 3 à 6
sucres dont la combinaison détermine la diversité des antigènes O.
I.2.2. Les antigènes flagellaires H
La diversité des antigènes H est due aux différents types de flagelline composant la
structure du flagelle. C'est le flagelle qui permet la mobilité bactérienne. Le typage
s'effectue également par séro-agglutination, mais n’est développé que dans de très rares
laboratoires dans le monde. Cependant, certaines souches perdent leur mobilité et sont
classées comme non mobile (NM ou H-). Une technique de sérotypage moléculaire a donc
été également développée pour déterminer l'antigène H (Zhang et al., 2000 ; Coimbra et
al., 2000).
L'antigène H est codé par le gène fliC. Les parties N et C terminales de la flagelline sont
très conservés et c'est la partie médiane, plus variable, qui donne la spécificité de l'antigène
H. Les E. coli immobiles possèdent également le gène fliC mais sont incapables de
synthétiser un flagelle fonctionnel. Après amplification et restriction du gène fliC, il est
possible de typer l'antigène H en comparant le profil obtenu à une base de données de
profil-type (Machado et al., 2000).
