CHAPITRE I
Généralités
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 Les staphylocoques :
Ces bactéries appartiennent à la famille des Micrococcaceae (BERGEY, 1984). Ce sont des
cocci à Gram positif arrangés en paires, en tétrades ou en grappes. Ils sont immobiles, aérobies ou
anaérobies facultatifs, asporulés (OMS, 1995). Ils sont catalase (+) et fermentent les sucres en
produisant de l’acide lactique (LECLERC et al, 1995).
L’espèce Staphylococcus aureus ou « staphylocoque doré » possède toutes ces
caractéristiques, ajoutant à cela qu’elle est coagulase (+), il est à noter que les staphylocoques sont
ubiquistes, très largement distribués dans l’environnement (LECLERC et al, 1995).
L’espèce S. aureus revêt plus d’intérêt quant à la pollution des eaux littorales et des fruits de
mer. Deux autres espèces (S. epidermidis et S. saprophyticus) sont assez fréquemment rencontrées
dans l’eau, mais leur pouvoir pathogène est moins important.
La recherche des staphylocoques présente un intérêt pratique surtout dans les eaux destinées à
la baignade (GAUJOUS, 1995 et RODIER et al, 2005).
 Les vibrions :
Cette famille comprend des bacilles à Gram négatif qui sont soit mobiles par une ciliature
polaire péritriche contenue dans une gaine, ou bien immobile. Ils sont aéro-anaérobies facultatifs,
réduisent les nitrates et dégradent des glucides par métabolisme fermentatif. Au sein de cette famille,
on distingue 4 genres : Vibrio, Aeromonas, Plesiomonas et Photobacterium.
Le genre Vibrio revêt une importance particulière dans la contamination des eaux et des fruits
de mer. La plupart des vibrions sont d’origine marine, ils ne se multiplient qu’en présence de NaCl
(FAO, 1996). On distingue une trentaine d’espèces différentes, les plus importantes qui sont réputées
pathogènes pour l’homme sont : V. parahaemolyticus, V. cholerae et V. vulnificus.
V. cholerae est l’espèce la plus connue du genre vibrio. Elle ne se trouve pas à l’état naturel dans
l’eau propre, mais elle est introduite par les eaux usées non traitées.
I.2.4. Les techniques d’évaluation de la qualité bactériologiques du milieu marin :
Il existe plusieurs méthodes de dénombrement des bactéries dans les eaux de mer. La plus
part sont basées sur la mise en culture des échantillons dans ou sur des milieux nutritifs sélectifs.
I.2.4.1. La méthode de filtration sur membrane :
Cette technique consiste à filtrer sur des membranes montées dans un appareil à filtration un
volume d’eau brute (ou diluée), puis à appliquer ces membranes sur des milieux sélectifs, coulés en
boites de Pétri. Après incubation, les colonies développées seront dénombrées et éventuellement
prélevées pour être confirmées ou étudiées.
Cette méthode a été mise au point dés 1929 par Cholodny. L’avantage de cette méthode est
sa simplicité, sa rapidité, sa rentabilité et l’économie du temps (BRISOU et DENIS, 1980).
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