CHAPITRE I
Généralités
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La présence simultanée des coliformes et des entérocoques suffit à confirmer qu’il y a
pollution (BRISOU et DENIS, 1978).
I.2.3. Les bactéries indicatrices de la contamination fécale :
 Les coliformes totaux :
L’expression « coliformes totaux » regroupe plusieurs espèces bactériennes de la famille des
Entérobactéries qui sont aérobies et anaérobies facultatives, à Gram négatif, asporulées en forme de
bâtonnet, oxydase négative (CEAEQ, 2005). Ils sont capables de croître en présence de sels biliaires
et fermentent le lactose en produisant de l’acide et du gaz en 48 heures à des températures de 35 à
37°C (RODIER et al, 2005). Les principaux genres inclus dans le groupe sont : Citrobacter,
Enterobacter, Escherichia, Klebsiella et Serratia (CEAEQ, 2000). La recherche et le dénombrement
de l’ensemble des coliformes (coliformes totaux) sans préjuger de leur appartenance taxonomique et
de leur origine, est capital pour la vérification de l’efficacité d’un traitement d’un désinfectant mais il
est d’un intérêt nuancé pour déceler une contamination d’origine fécale (RODIER et al, 2005).
 Les coliformes fécaux :
Les coliformes fécaux, ou coliformes thermotolérants, sont un sous-groupe des coliformes
totaux capables de fermenter le lactose à une température de 44,5°C. L’espèce la plus fréquemment
associée à ce groupe bactérien est l'Escherichia coli (E. coli) et, dans une moindre mesure, certaines
espèces des genres Citrobacter, Enterobacter et Klebsiella (Elmund et al., 1999; Santé Canada, 1991;
Edberg et al., 2000 in INSPQ, 2003).
Les coliformes fécaux thermotolérants sont considérés d’origine humaine (GAUJOUS, 1995).
Lorsqu’on les trouve ; ils dénotent une pollution fécale récente car ils ne se propagent pas dans le
milieu marin. Il a été signalé des taux de disparition (T-90) correspondant à une réduction de 90% du
nombre de CF d’une à trois heures qui dépendent de la salinité, de la température et des rayonnements
solaires (PNUE/OMS, 1977).
Les coliformes fécaux répondent aux critères de bons indicateurs, la principale difficulté qui
s’attache à leur emploi, est la survie relativement courte en eau de mer, ce qui peut exiger un recourt à
des indicateurs supplémentaires (PNUE/OMS, 1977).
 Les streptocoques fécaux :
L’expression « streptocoques fécaux » regroupe toutes les bactéries à Gram positif de forme
oblongue ou de cocci sphériques légèrement ovales, catalase négative (PNUE/OMS, 1977). Ils se
disposent le plus souvent en diplocoques ou en chainettes (LECLERC et al, 1995).
Selon la classification sérologique de Lancefield, le groupe des streptocoques fécaux
(streptocoques du groupe D) comprend essentiellement : S. bovis, S. equinus, S. durans, S. hirae,
S. suis, S. faecalis et S. faecium, car les autres streptocoques ont une origine fécale douteuse. Ils sont
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