CHAPITRE I
Généralités
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Les premières recherches dans ce domaine (DEGIAXA, 1889 in GAUTHIER et PIETRI,
1989) avaient clairement démontré que les microorganismes allochtones, comme les coliformes,
survivent mal dans les eaux marines, bien que les causes de cette disparition n’aient été clairement
discernées.
Par la suite, de très nombreux travaux ont été entrepris pour analyser ce phénomène, aussi bien
in situ qu’au laboratoire. Jusqu’aux années 70, il était admis que les bactéries pathogènes d’origine
humaine étaient détruites en quelques heures dans l’eau de mer.
I.2. La contamination bactérienne des eaux de mer :
En dehors de l’augmentation progressive et alarmante du volume des eaux usées sur
l’ensemble du littoral marin, due à la croissance des populations des villes côtières, la principale
cause des pollutions bactériennes au niveau des plages réside dans le fonctionnement partiel ou
défectueux des stations d’épuration (GAUTHIER, 1978) et dans l’installation anarchique des
émissaires d’eaux usées le long des côtes, souvent trop voisins du rivage ou mal situés par rapport aux
courants dominant. De cet état de fait, a résulté une importante pollution organique et bactérienne des
zones littorales habitées.
I.2.1. Le comportement des bactéries entériques en mer :
La mer a toujours été l’exutoire de la majorité des cours d’eau et le réceptacle des eaux
résiduaires de l’activité humaine (GAUJOUS, 1995).
Une fois déversées dans les océans les bactéries peuvent être retrouvées sous diverses formes.
 Les formes libres :
Cette forme est peu favorable et n’autorise pratiquement aucune forme de croissance. La
survie ne peut que modestement se prolonger. Elle place la cellule en situation de carence car les
germes n’ayant rencontré aucun support, aucun refuge, restent libres mais vulnérables. Ils
représentent une minorité en péril et sont incapables de reproduction et par conséquent appelés à
disparaître (BRISOUS et DENIS, 1978).
 Les formes de résistance :
Certaines bactéries doivent s’adapter à des habitats contrastés et survivre dans un milieu
hostile à des variations de température, de pH et à des carences nutritionnelles.
 Les spores :
Elles sont l’une des formes de résistance et d’évolution que prennent certaines bactéries pour
survivre dans des conditions hostiles et attendre les conditions plus propices afin qu’elles puissent
germiner et donner de nouvelles cellules végétatives identiques aux cellules originelles (BRISOU et
DENIS, 1978 ; LECLERC et al, 1995).
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