Effets aigus :
Les effets aigus du mercure inorganique (chlorure mercurique) se manifestent par des lésions
gastro-intestinales et des insuffisances rénales. La dose létale de chlorure mercurique est
estimé entre 10 et 42 mg de mercure /kg pour un homme de 70 kg.
Effets chroniques :
Le principal organe touché par le mercure organique est le cerveau, ce qui peut provoquer une
altération de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du gout mais également des troubles de la
mémoire. Cette exposition peut entrainer la mort des individus. Le principal organe touché par
le mercure inorganique est le rein (protéinurie, néphropathie). Mais des effets neurotoxiques
et des troubles cardiovasculaires ont également été observées. Le taux d’absorption digestive
est de 7 à 15%. Outre ces effets précités, le mercure peut aussi conduire à des cancers divers.
(PAYEN, 2007)
b) l’argent :
L’intoxication chronique (l’argyrie) peut se développer pour une dose quotidienne de 0,5 mg
d’argent. Elle se traduit par des troubles digestifs, un liseré gingival et une coloration gris
bleuâtre de la peau. Cette dyschromie prédomine sur le visage et les régions découvertes, ainsi
que sur les ongles. (Jehannin, 1999)
3.2.2. Les risques liés aux molécules organiques :
Le problème majeur concerne surtout les médicaments anticancéreux qui présentent des
risques mutagènes et tératogènes importants (tératogène : qui provoque des malformations
congénitales (végétaux ou animaux) anormaux). (Darsy et al., 2002)
Des quantités significatives d’acides et de cyanures sont rejetées dans les effluents
hospitaliers, notamment lors du dosage de l’hémoglobine. D’autres produits tels que l’alcool,
le formol et la soude se retrouvent aussi en quantités non négligeables dans ces effluents
(Darsy et al., 2002). Ces produits solubles représentent donc un danger de pollution puisqu'ils
peuvent modifier les caractéristiques physico-chimiques de l'eau et peuvent ainsi exposer le
baigneur à une toxicité cutanée. Des maladies de la peau comme la dermatite ou l’eczéma
allergique (FOUSSEREAU, 1985. In Emmanuel, 2003) et aussi l’irritation des yeux et du nez
avec accompagnement de rhinites (JORDIN et al. In Emmanuel, 2003) peuvent toucher des
personnes suite à une exposition au glutaraldéhyde généralement utilisé dans les centres
hospitaliers comme désinfectant et agent de stérilisation. (EMMANUEL, 2003)
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