Par contre, les œufs de nématode ainsi que les protozoaires tels que Entamoeba, Giardia et
Naegleria peuvent présenter un risque par consommation de fruits de mer contaminés, à
savoir surtout les moules et les huitres pêchées à proximité des égouts. (OMS/PNUE, 1987)
Les principaux parasites fréquemment rencontrés lors d’épidémies hydriques de
gastroentérites aigues sont : Cryptosporidium, Giardia intestinalis, Entamoeba histolytica,
Toxoplasma gondii, Dracunculus medinensis. (Le roux, 2005)
Les champignons, quant à eux, sont responsables de plusieurs infections. Selon l’espèce de
champignon, l’infection peut rester limitée au niveau de la peau mais on observe également
des cas isolés chez lesquels le champignon passe dans la circulation sanguine et se répandant
ainsi dans tout l’organisme, s’attaquant aux organes internes et même au cerveau. (La grande
encyclopédie, 2009)
3.2.
Le risque toxique :
Le risque toxique concerne à la fois l’environnement et la Santé publique : les eaux
hospitalières peuvent être contaminées par des métaux lourds (mercure, argent) et par des
molécules organiques (solvants, antibiotiques, désinfectants, détergents, médicaments…).
3.2.1. Les risques liés aux métaux lourds :
Comme on l’a déjà signalé précédemment, les métaux lourds pouvant être rencontré dans les
effluents hospitaliers sont l’argent (service de radiologie) et le mercure (C .Dermont et R.
Hadjali, 1997) :
a) Le Mercure :
Les espèces organiques du mercure, en particulier le méthylmercure (MeHg), sont plus
toxiques que les espèces inorganiques. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), 99%
de MeHg absorbé quotidiennement par la population provient de l’alimentation, la source
d’exposition majeure au MeHg est le poisson et les bivalves. Le mercure métallique est
transformé en mercure organique par la microflore bactérienne marine, ce qui le rend
biodisponible et explique sa forte capacité d’accumulation dans les coquillages et les poissons
prédateurs en haute de la chaine trophique (Leblanc et al., 2006). Le mercure est quasiment
insoluble dans l’eau et s’accumule facilement dans les organismes, le facteur de
bioaccumulation chez la moule est de 13300 pour le mercure organique et de 2540 pour le
mercure inorganique (P. PAYEN, 2007). Le mercure induit deux effets essentiels :
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Evaluation des risques sanitaires liés aux déversements des effuents hospitaliers en mer - 29/115

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