4.4.2.2.2. Passage des radionucléides de la phase solide à la phase aqueuse (désorption)
A l‟inverse des processus d‟enfouissement précédemment examinés il peut se produire un
passage du radionucléide du sédiment vers l‟eau ambiante lorsque la teneur du radionucléide
dans celle ci diminue.
4.4.3. Les radionucléides dans le milieu biologique
Le transfert des radionucléides entre l‟eau de mer et les compartiments benthiques et
pélagiques est la voie la plus dominante. Ce transfert peut se faire par plusieurs modes tels
que l‟absorption, l‟échange cellulaire, l‟excrétion et l‟ingestion. Les taux et les degrés de ce
transfert, sont tributaires des propriétés des supports envisagés, des radionucléides et de l‟eau
de mer(Ancellin et al.,1979). En ce qui concerne le support envisagé, le degré de la rétention
est également plus important chez les espèces les moins évolués, les algues en particulier ; il
est relativement faible chez les espèces les plus évolués (Ancellin et al.,1979).
4.5. Principaux radioéléments étudiés
4.5.1. Le plomb-210 (
210
Pb)
Le
210 Pb (T 1/2 =22,3ans) est un élément radioactif naturel émetteur β
- et γ qui se situe dans la
chaîne de décroissance de l‟Uranium-238 (T1/2=4,5.10
9 ans). Cet élément descend plus
spécifiquement du Radon-222 (T 1/2 =3,8jours), élément-fils du Radium-226 (T 1/2 =1620ans),
qui s‟échappe en permanence de la croûte terrestre sous la forme d‟un gaz inerte. Une fois
dans l‟atmosphère, le
222 Rn se désintègre en
210
Pb qui s‟adsorbe sur des aérosols
submicroniques (Gillette et al, 1972 in Miralles, 2004). Le
210 Pb atmosphérique retombe sur la
surface terrestre sous forme de précipitations sèches et humides.
Dans le domaine marin, le
210
Pb dans l‟océan provient de différentes sources :
Apports de
210
Pb atmosphérique qui est appelé
210
Pb en excès ou
210 Pbxs;
Le
210
Pb d‟origine atmosphérique (
210 Pbxs, également) qui transite par les cours d‟eau
et ;
Le
210
Pb résultant de la décroissance radioactive in situ du
226
Ra qui s‟échappe en
permanence des sédiments que l‟on appelle
210 Pb supporté.
La contribution fluviatile à l‟apport de
210 Pb au système marin est faible en raison de sa forte
affinité pour la phase particulaire (Benninger et al., 1975 in Miralles, 2004).
Le
226 Ra provenant des sédiments et qui se désintègre ensuite dans la colonne d‟eau en
210
Pb
est une autre source possible de
210 Pb en milieu marin. La part de cette source vis-à-vis des
apports atmosphériques est négligeable dans les eaux de surface, mais prend de l‟importance
avec la profondeur (Cochran, 1992 in Miralles, 2004). Ces trois sources sont donc
responsables du
210
Pb que l‟on retrouve en milieu océanique. Les mécanismes qui sont
responsables du lessivage de
210 Pb de la colonne d‟eau et éventuellement de son transfert vers
d‟autres réservoirs environnementaux consistent en la désintégration in situ du
210 Pb en
210 Po
(T1/2=138jours) et ; l‟adsorption du
210
Pb sur les particules marines qui chutent au travers de
la colonne d‟eau, qu‟elles soient de nature minérale ou biologique. Ces mécanismes
aboutissent à l‟incorporation du
210
Pb aux sédiments.
Le phénomène de lessivage du
210 Pb par sa fixation sur les particules marines porte le nom de
«scavenging». Dans les eaux de surface, le scavenging biologique est dominant et entraîne un
temps de résidence du
210
Pb inférieur à l‟année (Cochran et al, 1990 in Miralles, 2004). Après
avoir quitté les eaux de surface, le
210 Pb va demeurer dans les eaux profondes jusqu‟à son
incorporation au sédiment. Cette étape peut durer de 10 à 100ans (Craig et al., 1973; Bacon et
17
[T
ap
ez
A l‟inverse des processus d‟enfouissement précédemment examinés il peut se produire un
passage du radionucléide du sédiment vers l‟eau ambiante lorsque la teneur du radionucléide
dans celle ci diminue.
4.4.3. Les radionucléides dans le milieu biologique
Le transfert des radionucléides entre l‟eau de mer et les compartiments benthiques et
pélagiques est la voie la plus dominante. Ce transfert peut se faire par plusieurs modes tels
que l‟absorption, l‟échange cellulaire, l‟excrétion et l‟ingestion. Les taux et les degrés de ce
transfert, sont tributaires des propriétés des supports envisagés, des radionucléides et de l‟eau
de mer(Ancellin et al.,1979). En ce qui concerne le support envisagé, le degré de la rétention
est également plus important chez les espèces les moins évolués, les algues en particulier ; il
est relativement faible chez les espèces les plus évolués (Ancellin et al.,1979).
4.5. Principaux radioéléments étudiés
4.5.1. Le plomb-210 (
210
Pb)
Le
210 Pb (T 1/2 =22,3ans) est un élément radioactif naturel émetteur β
- et γ qui se situe dans la
chaîne de décroissance de l‟Uranium-238 (T1/2=4,5.10
9 ans). Cet élément descend plus
spécifiquement du Radon-222 (T 1/2 =3,8jours), élément-fils du Radium-226 (T 1/2 =1620ans),
qui s‟échappe en permanence de la croûte terrestre sous la forme d‟un gaz inerte. Une fois
dans l‟atmosphère, le
222 Rn se désintègre en
210
Pb qui s‟adsorbe sur des aérosols
submicroniques (Gillette et al, 1972 in Miralles, 2004). Le
210 Pb atmosphérique retombe sur la
surface terrestre sous forme de précipitations sèches et humides.
Dans le domaine marin, le
210
Pb dans l‟océan provient de différentes sources :
Apports de
210
Pb atmosphérique qui est appelé
210
Pb en excès ou
210 Pbxs;
Le
210
Pb d‟origine atmosphérique (
210 Pbxs, également) qui transite par les cours d‟eau
et ;
Le
210
Pb résultant de la décroissance radioactive in situ du
226
Ra qui s‟échappe en
permanence des sédiments que l‟on appelle
210 Pb supporté.
La contribution fluviatile à l‟apport de
210 Pb au système marin est faible en raison de sa forte
affinité pour la phase particulaire (Benninger et al., 1975 in Miralles, 2004).
Le
226 Ra provenant des sédiments et qui se désintègre ensuite dans la colonne d‟eau en
210
Pb
est une autre source possible de
210 Pb en milieu marin. La part de cette source vis-à-vis des
apports atmosphériques est négligeable dans les eaux de surface, mais prend de l‟importance
avec la profondeur (Cochran, 1992 in Miralles, 2004). Ces trois sources sont donc
responsables du
210
Pb que l‟on retrouve en milieu océanique. Les mécanismes qui sont
responsables du lessivage de
210 Pb de la colonne d‟eau et éventuellement de son transfert vers
d‟autres réservoirs environnementaux consistent en la désintégration in situ du
210 Pb en
210 Po
(T1/2=138jours) et ; l‟adsorption du
210
Pb sur les particules marines qui chutent au travers de
la colonne d‟eau, qu‟elles soient de nature minérale ou biologique. Ces mécanismes
aboutissent à l‟incorporation du
210
Pb aux sédiments.
Le phénomène de lessivage du
210 Pb par sa fixation sur les particules marines porte le nom de
«scavenging». Dans les eaux de surface, le scavenging biologique est dominant et entraîne un
temps de résidence du
210
Pb inférieur à l‟année (Cochran et al, 1990 in Miralles, 2004). Après
avoir quitté les eaux de surface, le
210 Pb va demeurer dans les eaux profondes jusqu‟à son
incorporation au sédiment. Cette étape peut durer de 10 à 100ans (Craig et al., 1973; Bacon et
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