Généralités
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ƒ Reproduction avec traitement hormonal
Selon plusieurs auteurs (Viveen et al. ; de Graaf et Janssen ; Gilles et al. in Imorou
Toko, 2007), la sélection des femelles à induire est faite sur la base de l’homogénéité de
taille des ovules et de leur diamètre. La reproduction avec traitement hormonal
comprend le choix de l’hormone et la dose à injecter, le stripping (collecte des œufs par
pression abdominale), la fécondation in vitro et l’incubation des œufs. Différentes
hormones dont HCG (Human Chorionic Gonadotrophin : 2,5 UI/g de femelle), LH
(Luteining Hormon : 0,5 ml/kg de femelle), DOCA (Desoxycorticostéroïd Acetate : 2,5
- 5 mg /100 g de femelle) ou Ovaprim® (LH-RHa + antagoniste de la dopamine : 0,5
ml/kg de femelle) sont couramment utilisées en intramusculaire ou en sous-cutané pour
induire la maturation finale ou l’ovulation chez les femelles de C. gariepinus. Otémé et
al. (in Imorou Toko, 2007) obtiennent 100 % d’ovulation après une seule injection
intramusculaire d’HCG à la dose optimale de 1,5 UI /g. Dans le contexte local, le choix
de cette hormone (HCG) s’impose non seulement par son activité et sa conservation
facile, mais surtout par sa disponibilité. Cependant, dans certaines conditions,
l’utilisation de suspensions hypophysaires de carpe, de poissons-chats, de tilapia ou de
grenouille lui est pourtant préférée (Nwadukwe ; Nwadukwe et al. ; De Graaf et Jansen ;
Ducarme et Micha ; Adebayo et Fagbenro in Imorou Toko, 2007).
Onze à quinze heures après l’injection (à environ 28 °C), les ovules arrivés à maturité
sont extraits par stripping et fertilisés avec le sperme d’un mâle mature. Ce sperme est
généralement obtenu après sacrifice et dissection du mâle, puis incision des testicules.
Cependant des techniques de prélèvement sans sacrifice du poisson ont été aussi
validées (Nguenga et al. in Imorou Toko, 2007). La quantité de semence ainsi obtenue,
bien que variable selon les individus (0,2 à 25 ml), est généralement suffisante pour
féconder plusieurs centaines de milliers d’ovules (Viveen et al. ; Gilles et al. in Imorou
Toko, 2007).
Après fertilisation, les œufs sont rincés à l’eau propre (attention à l’eau de robinet qui
peut contenir du chlore) et incubés soit en suspension dans des « bouteilles de Zoug »,
ou étalés dans des paniers recouverts de toile moustiquaire, ou encore accolés au
système racinaire de plantes aquatiques (laitue d’eau, jacinthe d’eau, etc.). Il faut
signaler qu’en fonction des incubateurs utilisés, le taux d’éclosion peut varier fortement.
L’utilisation des plantes aquatiques qui favorisent une meilleure oxygénation des œufs
lors de l’incubation semble plus simple et mieux adaptée aux petits producteurs
généralement plus nombreux en milieu rural, et où l’électricité pourrait constituer un
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Expérémentation sur la reproduction artificielle du poisson-chat africain clarias gariepinus (bruchell, 1822) - 13/66

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