Synthèse bibliographique
17
performant. Toutes ces conditions favorisent le développement de maladies
infectieuses qui vont ensuite se répandre en créant une épidémie d’autant plus
dévastatrice que la culture sera intensive. Parmi toutes les maladies rencontrées
chez les bivalves cultivés, les protozoaires sont décrits comme étant les agents les plus
agressifs.
(i) Protozoaires: les protozoaires les plus connus qui infectent les bivalves sont
Bonamia, Marteilia et Haplosporidium. Chez l’huître plate Ostrea edulis, les
protozoaires Marteilia refringens et Bonamia ostreae ont causé une baisse importante
de la production française dans les années 70 (Comps, 1970; Pichot et al. 1979). En
Espagne, la présence de M. refringensa été signalée chez des moules M.
galloprovincialis (Lamarck, 1819) de la région de Galice sans faire état de
mortalité (Villalba et al., 1993). Un autre protozoaire Perkinsus marinusest considéré
comme le pathogène le plus important pour l’huître Crassostrea virginica et ce
depuis les années 50 sur la côte Est des USA (Oliver et al., 1998). Un autre
Perkinsus, P. atlanticusest capable d’infecter les palourdes Tapes decussatus
(Casas et al., 2002). En ce qui concernant les espèces d’Haplosporidium, C.
virginicaest sensible aux infections dues à H. nelsoniet à H. costale (Ford and
Haskin, 1987).
(ii) Virus: la mortalité massive de l’huître portugaise Crassostrea angulata, entre
1967 et 1973 en France, est associée à l’infection par un Iridovirus (Comps and
Bonami, 1977; Comps et al., 1976). Des virus appartenant à la famille des Herpes ont
été identifiés chez les bivalves dans différents pays producteurs tels les USA
(Friedman et al., 2005), la Nouvelle Zélande (Hine, 1996), la France (Arzul et al.,
2001; Renault et al., 2001), l’Australie (Hine and Thorne, 1997) et le Mexique
(Vasquez-Yeomans et al., 2004).
(iii) Bactéries: les infections bactériennes sont surtout détectées dans les
productions de larves de bivalves. Différentes bactéries du genre Pseudomonas
et Aeromonas, ont été identifiées lors de la mortalité de larves d’huîtres en
écloserie. Les bactéries les plus présentes
dans le milieu marin, les Vibrios, sont considérées comme des opportunistes
associées
souvent à la mortalité des larves et des juvéniles (Lambert et al., 2001).
Cependant, une souche particulière de Vibrio splendidus, la souche LGP32, a été
décrite comme associée à la mortalité estivale de C. gigasen France (Lacoste et al,
2001).
I.6.La répartition géographique
Répartition de Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819)
Rencontre en méditerranée, Adriatique, mer noire, côte atlantique du Maroc, du
Portugal, de la France de la sw du Royaume-Uni et de la manche occidentale.
Sur le littoral d'Afrique du nord, cette moule est toujours rare sauf dans les zones
portuaires et l'on peut se demander si elle n'a pas introduite par les bateaux (elle est
présente à Oran et Alger (Lubet, 1973), cet auteur ne l'a jamais rencontré au sud-est
du cap bon en Tunisie (Asso, 1982).
17
performant. Toutes ces conditions favorisent le développement de maladies
infectieuses qui vont ensuite se répandre en créant une épidémie d’autant plus
dévastatrice que la culture sera intensive. Parmi toutes les maladies rencontrées
chez les bivalves cultivés, les protozoaires sont décrits comme étant les agents les plus
agressifs.
(i) Protozoaires: les protozoaires les plus connus qui infectent les bivalves sont
Bonamia, Marteilia et Haplosporidium. Chez l’huître plate Ostrea edulis, les
protozoaires Marteilia refringens et Bonamia ostreae ont causé une baisse importante
de la production française dans les années 70 (Comps, 1970; Pichot et al. 1979). En
Espagne, la présence de M. refringensa été signalée chez des moules M.
galloprovincialis (Lamarck, 1819) de la région de Galice sans faire état de
mortalité (Villalba et al., 1993). Un autre protozoaire Perkinsus marinusest considéré
comme le pathogène le plus important pour l’huître Crassostrea virginica et ce
depuis les années 50 sur la côte Est des USA (Oliver et al., 1998). Un autre
Perkinsus, P. atlanticusest capable d’infecter les palourdes Tapes decussatus
(Casas et al., 2002). En ce qui concernant les espèces d’Haplosporidium, C.
virginicaest sensible aux infections dues à H. nelsoniet à H. costale (Ford and
Haskin, 1987).
(ii) Virus: la mortalité massive de l’huître portugaise Crassostrea angulata, entre
1967 et 1973 en France, est associée à l’infection par un Iridovirus (Comps and
Bonami, 1977; Comps et al., 1976). Des virus appartenant à la famille des Herpes ont
été identifiés chez les bivalves dans différents pays producteurs tels les USA
(Friedman et al., 2005), la Nouvelle Zélande (Hine, 1996), la France (Arzul et al.,
2001; Renault et al., 2001), l’Australie (Hine and Thorne, 1997) et le Mexique
(Vasquez-Yeomans et al., 2004).
(iii) Bactéries: les infections bactériennes sont surtout détectées dans les
productions de larves de bivalves. Différentes bactéries du genre Pseudomonas
et Aeromonas, ont été identifiées lors de la mortalité de larves d’huîtres en
écloserie. Les bactéries les plus présentes
dans le milieu marin, les Vibrios, sont considérées comme des opportunistes
associées
souvent à la mortalité des larves et des juvéniles (Lambert et al., 2001).
Cependant, une souche particulière de Vibrio splendidus, la souche LGP32, a été
décrite comme associée à la mortalité estivale de C. gigasen France (Lacoste et al,
2001).
I.6.La répartition géographique
Répartition de Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819)
Rencontre en méditerranée, Adriatique, mer noire, côte atlantique du Maroc, du
Portugal, de la France de la sw du Royaume-Uni et de la manche occidentale.
Sur le littoral d'Afrique du nord, cette moule est toujours rare sauf dans les zones
portuaires et l'on peut se demander si elle n'a pas introduite par les bateaux (elle est
présente à Oran et Alger (Lubet, 1973), cet auteur ne l'a jamais rencontré au sud-est
du cap bon en Tunisie (Asso, 1982).
