Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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A titre comparatif, Babali (2010) qui a travaillé sur le bassin Algérien, aboutit à des concentrations
similaires pour les trois méthodes utilisées.
En appliquant la méthode TrOCA sur des régressions calculées à partir des données DYFAMED
et M51/2, Touratier et Goyet (2011) aboutissent pratiquement à des résultats similaires aux nôtres
(TrOCA originale) avec des niveaux très élevés de C
ant retrouvés à travers toute la Méditerranée
(>37,5µmol/kg) et plus particulièrement dans le bassin Ouest (>60µmol/kg). Les concentrations
les plus faibles sont rencontrées au niveau des eaux intermédiaires (~1500m) au sud de l’île de
Chipre. La couche profonde du bassin oriental est occupée par des eaux contaminées par le C
ant
avec des concentrations supérieures à 50µmol/kg.
Schneider et al. (2010), en utilisant la méthode indirecte d’estimation du C
ant (TTD : Transient
Time Distribution) pour les données de la campagne M51/2, aboutissent à une distribution similaire
à la nôtre. Néanmoins les gammes de concentrations diffèrent légèrement avec un minimum de
20,5µmol/kg dans la partie est du bassin oriental au niveau des vieilles eaux intermédiaires. Les
concentrations en surface, par contre, sont du même ordre que celles obtenues par la méthode de
Chen et de TrOCA modifiée.
Touratier et al. (2012) estiment les concentrations de C
ant sur les données de la campagne BOUM
selon deux méthodes (TrOCA et MIX). Ces méthodes présentent des résultats très similaires,
quantitativement et qualitativement, malgré leurs hypothèses, structures et méthodes de calcul qui
sont complètement différentes. Les résultats de la méthode MIX estiment des concentrations en
C
ant qui varient entre 48,8µmol/kg (minimum atteint à 2000m dans la mer Ionienne) et 94,7µmol/kg
(ce maximum se situe en-dessous de la couche de mélange dans le bassin Ouest).
En outre, en comparant entre trois méthodes TrOCA, C* et MIX dans l’océan Indien, Touratier et
al. (2007) indiquent que les concentrations du CO2 anthropique estimées par l’approche de Gruber
et celle de TrOCA dans la couche de subsurface (en dessous de 200 mètres) sont généralement plus
importantes que celles estimées avec l’approche MIX. Cette étude indique aussi que la méthode
MIX fournit la distribution du CO2 anthropique la plus persuasive. Par conséquent, ces auteurs
recommandent l’utilisation de cette approche pour les études régionales qui présentent des
distributions de masses d’eau pouvant clairement être définies. Par contre, pour les grandes échelles
et pour les études de modélisation 2-D et 3-D, la méthode TrOCA serait plus appropriée du fait de
sa simplicité et du petit nombre de paramètres requis.
Flesha et al. (2012) qui ont utilisé les données du détroit de Gibraltar et du golf de Cadiz sont
arrivés à la même conclusion que Huertas et al. (2009), selon laquelle la méthode TrOCA
surestimerait le C
ant dans les MOW. Or, l’exercice d’inter-comparaison entre plusieurs
approches (∆C*, C°, TTD, TrOCA et φC
0
T de Vazquez-Rodriguez et al., 2009), réalisé dans
l’océan Atlantique par Vazquez-Rodriguez et al. (2009), donne des distributions spatiales et des
magnitudes de C
ant similaires pour toutes les méthodes entre les latitudes 60°N-40°S. Une
divergence des résultats est néanmoins constatée pour l’océan Antarctique et les mers du nord.
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A titre comparatif, Babali (2010) qui a travaillé sur le bassin Algérien, aboutit à des concentrations
similaires pour les trois méthodes utilisées.
En appliquant la méthode TrOCA sur des régressions calculées à partir des données DYFAMED
et M51/2, Touratier et Goyet (2011) aboutissent pratiquement à des résultats similaires aux nôtres
(TrOCA originale) avec des niveaux très élevés de C
ant retrouvés à travers toute la Méditerranée
(>37,5µmol/kg) et plus particulièrement dans le bassin Ouest (>60µmol/kg). Les concentrations
les plus faibles sont rencontrées au niveau des eaux intermédiaires (~1500m) au sud de l’île de
Chipre. La couche profonde du bassin oriental est occupée par des eaux contaminées par le C
ant
avec des concentrations supérieures à 50µmol/kg.
Schneider et al. (2010), en utilisant la méthode indirecte d’estimation du C
ant (TTD : Transient
Time Distribution) pour les données de la campagne M51/2, aboutissent à une distribution similaire
à la nôtre. Néanmoins les gammes de concentrations diffèrent légèrement avec un minimum de
20,5µmol/kg dans la partie est du bassin oriental au niveau des vieilles eaux intermédiaires. Les
concentrations en surface, par contre, sont du même ordre que celles obtenues par la méthode de
Chen et de TrOCA modifiée.
Touratier et al. (2012) estiment les concentrations de C
ant sur les données de la campagne BOUM
selon deux méthodes (TrOCA et MIX). Ces méthodes présentent des résultats très similaires,
quantitativement et qualitativement, malgré leurs hypothèses, structures et méthodes de calcul qui
sont complètement différentes. Les résultats de la méthode MIX estiment des concentrations en
C
ant qui varient entre 48,8µmol/kg (minimum atteint à 2000m dans la mer Ionienne) et 94,7µmol/kg
(ce maximum se situe en-dessous de la couche de mélange dans le bassin Ouest).
En outre, en comparant entre trois méthodes TrOCA, C* et MIX dans l’océan Indien, Touratier et
al. (2007) indiquent que les concentrations du CO2 anthropique estimées par l’approche de Gruber
et celle de TrOCA dans la couche de subsurface (en dessous de 200 mètres) sont généralement plus
importantes que celles estimées avec l’approche MIX. Cette étude indique aussi que la méthode
MIX fournit la distribution du CO2 anthropique la plus persuasive. Par conséquent, ces auteurs
recommandent l’utilisation de cette approche pour les études régionales qui présentent des
distributions de masses d’eau pouvant clairement être définies. Par contre, pour les grandes échelles
et pour les études de modélisation 2-D et 3-D, la méthode TrOCA serait plus appropriée du fait de
sa simplicité et du petit nombre de paramètres requis.
Flesha et al. (2012) qui ont utilisé les données du détroit de Gibraltar et du golf de Cadiz sont
arrivés à la même conclusion que Huertas et al. (2009), selon laquelle la méthode TrOCA
surestimerait le C
ant dans les MOW. Or, l’exercice d’inter-comparaison entre plusieurs
approches (∆C*, C°, TTD, TrOCA et φC
0
T de Vazquez-Rodriguez et al., 2009), réalisé dans
l’océan Atlantique par Vazquez-Rodriguez et al. (2009), donne des distributions spatiales et des
magnitudes de C
ant similaires pour toutes les méthodes entre les latitudes 60°N-40°S. Une
divergence des résultats est néanmoins constatée pour l’océan Antarctique et les mers du nord.
