Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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Les résultats de ces études laissent envisager que les méthodes d’estimation du carbone anthropique
ont tendance à donner des résultats similaires lorsqu’elles sont appliquées à grande échelle (grandes
étendues océaniques) et qu’elles divergent quantitativement, voire qualitativement, pour les
échelles régionales, d’où la nécessité d’une grande vigilance quant à l’application de ces méthodes
en Méditerranée.
Au nord de l’océan Indien, Coatanoan et al. (2001) et Touratier et al. (2007) ont souligné une
cohérence dans les résultats de C
ant calculés par la méthode í µí»¥C* pour les eaux intermédiaires. Pour
l’océan Antarctique et Atlantique, Vàzquez-Rodriguez et al. (2009) ont montré que l’approche í µí»¥C*
sous-estimait le C
ant . Le même constat est réalisé par Alvarez et al. (2009) dans un travail
d’intercomparaison entre cinq méthodes différentes d’estimation du C
ant
(∆C*, TrOCA, Chen, TTD
et un modèle) dans l’océan Indien. Dans le même contexte, Friis (2006) trouve des valeurs de C
ant
estimées par la méthode de Chen beaucoup plus importantes en surface que celles estimées par la
méthode de Gruber dans le nord de l’Atlantique avec un inversement de tendance à partir de 2200m.
Toutes ces controverses suscitent beaucoup de doutes sur la capacité de l’approche de Gruber
(í µí»¥C*) à estimer le C
ant en Méditerranée. De plus, avec la pression partielle des CFCs qui décroit
lentement dans l’atmosphère depuis 1992-1995 et celle du CO2 qui augmente constamment, la
méthode ∆C* ainsi que toutes les méthodes qui se basent sur les CFCs (TTD et Vasquez-Rodriguès
et al., 2009) ne sont pas appréciables pour l’estimation du C
ant en Méditerranée (Touratier et al.,
2012).
3.2.1.1.1 Comparaison entre le bassin oriental et occidental
En se basant sur les estimations de C
ant de la méthode des séries temporelles de l’année 2010, une
comparaison est effectuée entre les capacités de séquestration du bassin oriental et du bassin
occidental. Cette comparaison indique des concentrations plus importantes en C
ant au niveau des
eaux du bassin Ouest, en-dessous de 150m de profondeur (Fig.29). En surface, c’est le bassin
oriental qui présente les concentrations les plus élevées. Cette distribution est en accord avec le
profil vertical du TCO2 des deux bassins.
Afin d’essayer d’expliquer ces tendance de distribution du C
ant dans les deux bassins, les profils
verticaux de la distribution de la température, des pCO2 et des CFC-12 ont aussi été réalisés.
La température relativement élevée des eaux de surface du bassin oriental pourrait expliquer en
partie les concentrations élevées en C
ant de ces eaux. En effet, Friis (2006) constate une corrélation
positive entre la température et le carbone anthropique. En d’autres termes, la capacité
d’assimilation du CO2 anthropique par l’océan diminuerait avec la diminution de la température.
Ceci s’oppose à la dépendance de la solubilité du CO2 à la température dans le système marin; la
solubilité étant plus importante pour les basses températures. Hall et al. (2004) expliquent cette
éventuelle tendance par la non-linéarité de la dépendance du TCO2 à la température, à la salinité, à
l’AT et au CO2 atmosphérique.
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Les résultats de ces études laissent envisager que les méthodes d’estimation du carbone anthropique
ont tendance à donner des résultats similaires lorsqu’elles sont appliquées à grande échelle (grandes
étendues océaniques) et qu’elles divergent quantitativement, voire qualitativement, pour les
échelles régionales, d’où la nécessité d’une grande vigilance quant à l’application de ces méthodes
en Méditerranée.
Au nord de l’océan Indien, Coatanoan et al. (2001) et Touratier et al. (2007) ont souligné une
cohérence dans les résultats de C
ant calculés par la méthode í µí»¥C* pour les eaux intermédiaires. Pour
l’océan Antarctique et Atlantique, Vàzquez-Rodriguez et al. (2009) ont montré que l’approche í µí»¥C*
sous-estimait le C
ant . Le même constat est réalisé par Alvarez et al. (2009) dans un travail
d’intercomparaison entre cinq méthodes différentes d’estimation du C
ant
(∆C*, TrOCA, Chen, TTD
et un modèle) dans l’océan Indien. Dans le même contexte, Friis (2006) trouve des valeurs de C
ant
estimées par la méthode de Chen beaucoup plus importantes en surface que celles estimées par la
méthode de Gruber dans le nord de l’Atlantique avec un inversement de tendance à partir de 2200m.
Toutes ces controverses suscitent beaucoup de doutes sur la capacité de l’approche de Gruber
(í µí»¥C*) à estimer le C
ant en Méditerranée. De plus, avec la pression partielle des CFCs qui décroit
lentement dans l’atmosphère depuis 1992-1995 et celle du CO2 qui augmente constamment, la
méthode ∆C* ainsi que toutes les méthodes qui se basent sur les CFCs (TTD et Vasquez-Rodriguès
et al., 2009) ne sont pas appréciables pour l’estimation du C
ant en Méditerranée (Touratier et al.,
2012).
3.2.1.1.1 Comparaison entre le bassin oriental et occidental
En se basant sur les estimations de C
ant de la méthode des séries temporelles de l’année 2010, une
comparaison est effectuée entre les capacités de séquestration du bassin oriental et du bassin
occidental. Cette comparaison indique des concentrations plus importantes en C
ant au niveau des
eaux du bassin Ouest, en-dessous de 150m de profondeur (Fig.29). En surface, c’est le bassin
oriental qui présente les concentrations les plus élevées. Cette distribution est en accord avec le
profil vertical du TCO2 des deux bassins.
Afin d’essayer d’expliquer ces tendance de distribution du C
ant dans les deux bassins, les profils
verticaux de la distribution de la température, des pCO2 et des CFC-12 ont aussi été réalisés.
La température relativement élevée des eaux de surface du bassin oriental pourrait expliquer en
partie les concentrations élevées en C
ant de ces eaux. En effet, Friis (2006) constate une corrélation
positive entre la température et le carbone anthropique. En d’autres termes, la capacité
d’assimilation du CO2 anthropique par l’océan diminuerait avec la diminution de la température.
Ceci s’oppose à la dépendance de la solubilité du CO2 à la température dans le système marin; la
solubilité étant plus importante pour les basses températures. Hall et al. (2004) expliquent cette
éventuelle tendance par la non-linéarité de la dépendance du TCO2 à la température, à la salinité, à
l’AT et au CO2 atmosphérique.
