Chapitre I : Généralités et méthodes d’étude
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E =
ISh (bits)
log ଶ S (bits)
Les valeurs de H’ se situent, quelles que soient les échelles d’observation et la biocénose, dans un
intervalle assez étroit (Frontier, 1999). H' varie entre 0, dans le cas où le peuplement n’est constitué
que d’une seule espèce et log2 S dans le cas où toutes les espèces sont présentes avec une abondance
équivalente. Généralement H' = 4,5 ou 5 pour les peuplements les plus diversifiés
(Lobry et al., 2003).
Iltis (1974 in Benabdelouahed, 2006) considère qu’une faible diversité caractérisera un peuplement
jeune à haut pouvoir de multiplication avec dominance nette d’une ou d’un petit nombre d’espèces,
alors qu’une diversité élevée, caractérisera au contraire des populations mûres ou séniles présentant
une composition spécifique complexe.
 Régularité
Les écologistes ont pour intérêt la régularité du nombre d’individu des différentes espèces peuplant un
écosystème, dont l’énumération des abondances est par ordre décroissant (Margalef, 1968).
Selon Legendre et Legendre (1979), l’indice de régularité (E) de Pielou (1966) permet de comparer la
diversité mesurée dans la population à la valeur maximale que pourrait prendre la diversité.
La régularité de la distribution des espèces est un élément important de la diversité. Une espèce
représentée abondamment ou par un individu n’apporte pas la même contribution à l’écosystème.
À nombre d’espèces égal, la présence d’espèces très dominantes entraîne mathématiquement la rareté
de certaines autres : on comprend donc assez intuitivement que le maximum de diversité sera atteint
quand les espèces auront une répartition très régulière.
Frontier (1999) déclare que les diversités dépendent à la fois des fréquences relatives des espèces et
du nombre de celles-ci qui peut varier largement d’un peuplement à l’autre, les comparaisons se font
souvent par l’intermédiaire de la régularité, cette dernière est définie comme étant le rapport de la
diversité réelle à la diversité maximale.
L’équitabilité s’obtiendra par l’équation suivante, en divisant l’indice de diversité de Shannon par le
logarithme en base 2 de la richesse spécifique :
Margalef (1968), signale que l’ISh et l’équitabilité convergent proportionnément de manière à
expliquer l’évolution des populations, en montrant la régularité des distributions individuelles par
espèce.
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