Chapitre IV : Etude de bruit de fond
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Tableau 10: Classification de bruit de fond en fonction de la source de bruit et en fonction de
la gamme de fréquence (d’après Bonnefoy-Claudet, 2004)
Source de
bruit
Naturelle
Les marées ;
L’impact des vagues sur les rivages ;
L’écoulement de l’eau d’une rivière ou d’un torrent ;
La pluie ou le vent frappant le sol ;
Les racines des arbres ou les fondations d’un immeuble vibrant
sous l’effet du vent.
Anthropique Les machines d’une usine ;
Le roulement des trains et des voitures ;
Un homme qui marche.
Fréquence
de bruit
F < 1 Hz
Sources naturelle (océans, conditions météorologiques à grande
échelle)
1Hz
F > 5 Hz
Sources anthropiques (activités humaines)
Concernant la nature des ondes qui composent le bruit de fond, généralement pour les basses
fréquences, il est composé d’ondes de Rayleigh et de Love (ondes S), tandis que pour les
hautes fréquences le bruit est en grande partie composé d’ondes de volume (ondes P). [Aki et
Richards, 1980 in Benidir et Fernane, 2010].
La composition du bruit de fond varie selon le rapport entre ces ondes, les caractéristiques de
milieu de propagation (nombre de couche), la distance et la nature de la source (superficielle
ou profonde, lointaine ou proche)… etc.
IV.3. La méthode H/V
La méthode H/V, basée sur l'enregistrement du bruit de fond ambiant pendant quelques
minutes (15 min) sur plusieurs points d’un site, consiste à obtenir une estimation de la
fréquence de résonance f0, appelée aussi fréquence propre ou fondamentale du site, en
effectuant le rapport des amplitudes spectrales des composantes horizontales (H) sur celle de
la composante verticale (V) du bruit enregistré.
Dans le cas d’une couche sédimentaire reposant sur un substratum (bicouche), et lorsque le
contraste d’impédance est suffisamment fort [Bonnefoy-Claudet, 2004], le rapport spectral
H/V exhibe un pic, centré sur la fréquence de résonance f0 de la couche sédimentaire. Dans le
cas contraire (contraste d’impédance trop faible), le pic se développe peu (en amplitude) voir
pas du tout.
Dans un milieu 1D, la fréquence de résonance f0 d’une couche de sédiments est liée à la
vitesse des ondes de cisaillement Vs et l'épaisseur H de cette couche par la relation :
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Tableau 10: Classification de bruit de fond en fonction de la source de bruit et en fonction de
la gamme de fréquence (d’après Bonnefoy-Claudet, 2004)
Source de
bruit
Naturelle
Les marées ;
L’impact des vagues sur les rivages ;
L’écoulement de l’eau d’une rivière ou d’un torrent ;
La pluie ou le vent frappant le sol ;
Les racines des arbres ou les fondations d’un immeuble vibrant
sous l’effet du vent.
Anthropique Les machines d’une usine ;
Le roulement des trains et des voitures ;
Un homme qui marche.
Fréquence
de bruit
F < 1 Hz
Sources naturelle (océans, conditions météorologiques à grande
échelle)
1Hz
Sources anthropiques (activités humaines)
Concernant la nature des ondes qui composent le bruit de fond, généralement pour les basses
fréquences, il est composé d’ondes de Rayleigh et de Love (ondes S), tandis que pour les
hautes fréquences le bruit est en grande partie composé d’ondes de volume (ondes P). [Aki et
Richards, 1980 in Benidir et Fernane, 2010].
La composition du bruit de fond varie selon le rapport entre ces ondes, les caractéristiques de
milieu de propagation (nombre de couche), la distance et la nature de la source (superficielle
ou profonde, lointaine ou proche)… etc.
IV.3. La méthode H/V
La méthode H/V, basée sur l'enregistrement du bruit de fond ambiant pendant quelques
minutes (15 min) sur plusieurs points d’un site, consiste à obtenir une estimation de la
fréquence de résonance f0, appelée aussi fréquence propre ou fondamentale du site, en
effectuant le rapport des amplitudes spectrales des composantes horizontales (H) sur celle de
la composante verticale (V) du bruit enregistré.
Dans le cas d’une couche sédimentaire reposant sur un substratum (bicouche), et lorsque le
contraste d’impédance est suffisamment fort [Bonnefoy-Claudet, 2004], le rapport spectral
H/V exhibe un pic, centré sur la fréquence de résonance f0 de la couche sédimentaire. Dans le
cas contraire (contraste d’impédance trop faible), le pic se développe peu (en amplitude) voir
pas du tout.
Dans un milieu 1D, la fréquence de résonance f0 d’une couche de sédiments est liée à la
vitesse des ondes de cisaillement Vs et l'épaisseur H de cette couche par la relation :
