Chapitre IV : Etude de bruit de fond
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Introduction
La méthode la plus directe pour décrire les effets de site consiste à comparer des
enregistrements de séismes d’un site à l’autre. Mais, l’utilisation de cette méthode, en
contexte de sismicité rare, est difficile. En revanche, les méthodes basées sur le bruit de fond
sismique, moins couteuses et plus facile, et notamment la méthode H/V, utilisent les
propriétés du bruit urbain pour estimer les caractéristiques physiques des sols.
Cette technique a été proposée pour la première fois au Japon par Nogoshi et Igarashi (1970 et
1971), puis diffusée par Nakamura (1989). Depuis, cette méthode connaît un succès
grandissant surtout pour l’étude des effets de site et du microzonage sismique [Nakamura,
1989-1996 in Hellel, 2010].
En Algérie, elle n’apparaît qu’après le séisme du 21 mai 2003 où des études sur les effets de
site à Boumerdes et Zemmouri ont été menées conjointement par le C.G.S (Centre National
de Recherche Appliquée en Génie parasismique, Alger) et l’Institut des Sciences de la Terre
de Grenoble, France (ex : L.G.I.T).
IV.1. Aperçu historique sur l’étude du bruit de fond
En 1872, Bertelli constata une corrélation entre les microséismes et les perturbations de
pression atmosphérique; En 1924, Banerji observa des modifications du bruit associées à la
mousson indienne puis dans les années 40, Bernard ainsi que Longuet-Higgins montrèrent la
relation entre les périodes des microséismes et celles des vagues océaniques [BonnefoyClaudet, 2004]. Dès les années 1950, des scientifiques japonais ont détecté dans les
enregistrements de bruit de fond sismique des indices de caractérisation du comportement des
sols soumis à séismes (Aki, 1957-1993 in Duval, 2007).
IV.2. Origine du bruit de fond
On entend par « origine du bruit de fond » tout ce qui est source de bruit, c’est à dire toute
sollicitation, autre qu’un séisme, qui génère des vibrations dans le sol.
Le tableau 10 représente la classification de bruit de fond selon la source de bruit et la gamme
de fréquence.
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Introduction
La méthode la plus directe pour décrire les effets de site consiste à comparer des
enregistrements de séismes d’un site à l’autre. Mais, l’utilisation de cette méthode, en
contexte de sismicité rare, est difficile. En revanche, les méthodes basées sur le bruit de fond
sismique, moins couteuses et plus facile, et notamment la méthode H/V, utilisent les
propriétés du bruit urbain pour estimer les caractéristiques physiques des sols.
Cette technique a été proposée pour la première fois au Japon par Nogoshi et Igarashi (1970 et
1971), puis diffusée par Nakamura (1989). Depuis, cette méthode connaît un succès
grandissant surtout pour l’étude des effets de site et du microzonage sismique [Nakamura,
1989-1996 in Hellel, 2010].
En Algérie, elle n’apparaît qu’après le séisme du 21 mai 2003 où des études sur les effets de
site à Boumerdes et Zemmouri ont été menées conjointement par le C.G.S (Centre National
de Recherche Appliquée en Génie parasismique, Alger) et l’Institut des Sciences de la Terre
de Grenoble, France (ex : L.G.I.T).
IV.1. Aperçu historique sur l’étude du bruit de fond
En 1872, Bertelli constata une corrélation entre les microséismes et les perturbations de
pression atmosphérique; En 1924, Banerji observa des modifications du bruit associées à la
mousson indienne puis dans les années 40, Bernard ainsi que Longuet-Higgins montrèrent la
relation entre les périodes des microséismes et celles des vagues océaniques [BonnefoyClaudet, 2004]. Dès les années 1950, des scientifiques japonais ont détecté dans les
enregistrements de bruit de fond sismique des indices de caractérisation du comportement des
sols soumis à séismes (Aki, 1957-1993 in Duval, 2007).
IV.2. Origine du bruit de fond
On entend par « origine du bruit de fond » tout ce qui est source de bruit, c’est à dire toute
sollicitation, autre qu’un séisme, qui génère des vibrations dans le sol.
Le tableau 10 représente la classification de bruit de fond selon la source de bruit et la gamme
de fréquence.
