Chapitre I : GENERALITES
19
Des études faite par la Direction Générale de la santé française (DGS, 2002), ont montré des
excès discrets mais significatifs des cancers gastriques, broncho-pulmonaires et des voies
urinaires chez les travailleurs exposés au plomb ; toutefois, les facteurs de confusion
éventuels (tabagisme, co-expositions...) n’étaient généralement pas pris en compte dans les
études analysées. En raison des données expérimentales, le Centre International de Recherche
sur le Cancer (CIRC) a classé le plomb et ses dérivés inorganiques parmi le groupe 2B (peutêtre cancérigène pour l’homme).
Cuivre
1.2.4.2
Le cuivre est un élément qui existe à l’état natif, principalement extrait de minerais de cuivre.
Il s'agit d'un métal "essentiel" intervenant dans les processus métaboliques (Erdogan, 2009).
Existe sous forme particulaire, colloïdale et dissoute. Les caractéristiques physico-chimiques
du milieu agissent sur le degré de dissociation entre les formes métalliques et ioniques du
cuivre (Chiffoleau, 2001).
La toxicité du cuivre en milieu marin est en fonction de sa forme chimique et son état
d'oxydation. Des inhibitions de croissance du phytoplancton ont été observées à partir de 4 µg
de cuivre par litre (Chiffoleau, 2001) et les sédiments fortement pollués présentent des
teneurs de 200 μ g/g (Erdogan, 2009).
L’absorption du cuivre peut se faire par voie respiratoire et digestive, la voie cutanée étant
négligeable. Ce composé est stocké principalement dans le foie et dans les reins. Une
intoxication aigüe par inhalation peut entrainer l’irritation des muqueuses respiratoires et
oculaires, des congestions des muqueuses nasales et du pharynx, ainsi que des ulcérations
voire des perforations du septum nasal (Maherou et al., 2013).
L'absorption d'une dose unique d'un dérivé du cuivre par ingestion donne lieu à des douleurs
épigastriques, des céphalées, des nausées, des étourdissements, des vomissements, de la
diarrhée, de la tachycardie, des difficultés respiratoires, de l’anémie, et une insuffisance
hépatique et rénale aboutissant à la mort. Une exposition au cuivre à long terme peut
provoquer une irritation au nez, à la bouche et aux yeux et peut provoquer des maux de tête,
des maux d'estomac, des vertiges, des vomissements et des diarrhées (Maherou et al., 2013).
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Des études faite par la Direction Générale de la santé française (DGS, 2002), ont montré des
excès discrets mais significatifs des cancers gastriques, broncho-pulmonaires et des voies
urinaires chez les travailleurs exposés au plomb ; toutefois, les facteurs de confusion
éventuels (tabagisme, co-expositions...) n’étaient généralement pas pris en compte dans les
études analysées. En raison des données expérimentales, le Centre International de Recherche
sur le Cancer (CIRC) a classé le plomb et ses dérivés inorganiques parmi le groupe 2B (peutêtre cancérigène pour l’homme).
Cuivre
1.2.4.2
Le cuivre est un élément qui existe à l’état natif, principalement extrait de minerais de cuivre.
Il s'agit d'un métal "essentiel" intervenant dans les processus métaboliques (Erdogan, 2009).
Existe sous forme particulaire, colloïdale et dissoute. Les caractéristiques physico-chimiques
du milieu agissent sur le degré de dissociation entre les formes métalliques et ioniques du
cuivre (Chiffoleau, 2001).
La toxicité du cuivre en milieu marin est en fonction de sa forme chimique et son état
d'oxydation. Des inhibitions de croissance du phytoplancton ont été observées à partir de 4 µg
de cuivre par litre (Chiffoleau, 2001) et les sédiments fortement pollués présentent des
teneurs de 200 μ g/g (Erdogan, 2009).
L’absorption du cuivre peut se faire par voie respiratoire et digestive, la voie cutanée étant
négligeable. Ce composé est stocké principalement dans le foie et dans les reins. Une
intoxication aigüe par inhalation peut entrainer l’irritation des muqueuses respiratoires et
oculaires, des congestions des muqueuses nasales et du pharynx, ainsi que des ulcérations
voire des perforations du septum nasal (Maherou et al., 2013).
L'absorption d'une dose unique d'un dérivé du cuivre par ingestion donne lieu à des douleurs
épigastriques, des céphalées, des nausées, des étourdissements, des vomissements, de la
diarrhée, de la tachycardie, des difficultés respiratoires, de l’anémie, et une insuffisance
hépatique et rénale aboutissant à la mort. Une exposition au cuivre à long terme peut
provoquer une irritation au nez, à la bouche et aux yeux et peut provoquer des maux de tête,
des maux d'estomac, des vertiges, des vomissements et des diarrhées (Maherou et al., 2013).
