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En revanche, les peuplements de méduses telles E. dumortieri, E. paradoxica, Hydractinia sp., P.
ornata, S. nutans, Zanclea sp., M. cirratum et L. tetraphylla sont faiblement représentées au sein de cette
faune (inférieure à 0,1 ind.m
-3
). Cette constatation est étayée par les analyses des groupements.
V.3. Caractère invasive de Pelagia noctulica
Durant ces dernières décennies, de fortes invasions, estivales et automnale, liées aux
peuplements de P. noctiluca ont été signalées au niveau de la méditerranée nord occidentale (Goy,
1991). Au contraire, lors de notre présente étude, sur le secteur occidental de la côte algérienne, ces
pullulations (plus de 60 % de l’abondance totale) sont observées durant les périodes printanière et
estivale (2012). En outre, des pics d’abondances ont été signalés dans le secteur central (1°E à 5°E)
durant les saisons printanière (2013) (ENSSMAL, communication personnelle) hivernales (2014) (Appl,
communication personnelle). Un changement des caractères physico-chimiques et atmosphériques
expliquerait ces invasions (Goy, 1983; Morand & al,. 1992). Néanmoins, la pollution des eaux serait la
cause des pic d’abondances observées chez certains méduses (Bingel & al., 1991; Umani, 1991). En
outre, la variabilité thermique expliquerait ces pullulations (Cf. Chapitre I). Des corrélations
significatives ont été décrites par certains auteurs (Richardson & al., 2009).
V.4. Distribution côte - large des espèces dominantes et incidence sur les abondances
Certains gradients quantitatifs décrits entre le large et la côte ont des incidences sur les stocks
faunistiques. En effet, la répartition des espèces dominantes (S. bitentaculata, A. hemistoma, R. velatum,
P. noctiluca, L. blondina) sont explicatives du gradient décroissant côte – large observé, pendant la
période estivale et automnale, au niveau du secteur central. Ce gradient côte (écosystème oligotrophe
atlantique modifié) et large (écosystème oligotrophe méditerranéen) a été précédemment signalé en
période estivale (Kerzabi, 2004).
Néanmoins, une situation contraire a été décrite durant la période printanière. Le groupe des espèces
dominantes, surtout S. bitentaculata, A. hemistoma, R. velatum, sont responsables du gradient quantitatif
croissant côte – large.
V.5. Espèces dominantes et relation avec la succession écologique
La côte algérienne héberge des communautés se trouvant à différents stades de la succession
écologique. Durant les périodes printanière et estivale, les communautés du secteur central sont
dominées surtout par un groupe de populations composé de S. bitentaculata, A. hemistoma, R. velatum
et L. blondina). Par conséquent, les communautés sont matures, diversifiées et équilibrées (Frontier,
1985).
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Peuplement de meduses des côtes Algeriennes - 96/126

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