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Cet état a été déjà signalée dans les écosystèmes oligotrophes (côtier et du large) au niveau du bassin
algérien (Seridji & Hafferssas, 2000). Cependant, durant la période automnale, les communautés
décrivent un état de stress. Celui-ci est lié à la prédominance des populations de Clytia sp. Leurs
pullulations seraient liées à la disponibilité des ressources nutritives (notamment les copépodes). Cette
disponibilité serait également explicative de l’état de la succession écologique occupée par les
communautés durant les périodes printanière et estivale. Celles-ci ont favorisé le développement et la
croissance des populations de P. noctiluca et L. blondina. Les données physico – chimiques corroborent
nos constatations. La disponibilité des sels nutritifs favoriserait le développement phytoplanctonique.
Par conséquent, la croissance des proies (copépodes, surtout) serait stimulée (Hafferssas & al., 2010).
V.6. Flux de la matière organique au sein de la chaîne alimentaire et rôle des méduses
Au sein des secteurs oriental et central, les niveaux des stocks relatifs aux peuplements de
méduses sont à l’origine de la circulation de la matière organique dans le sens descendant (régulation
top – down). Par conséquent, les populations de proies (copépodes) sont soumises à une forte pression
de prédation (Hafferssas, 2010). La présence de forte pression de prédation exercée sur les peuplements
de copépodes par les peuplements du zooplancton gélatineux a été déjà évoquée par Hafferssas (2010).
Néanmoins, des flux ascendants (bottom – up) ont été décrits sur certains points de la région centre. Ces
flux sont liés à la faible pression de prédation exercée sur les proies (copépodes). Ce type de flux a été
signalé auparavant entre les peuplements de copépodes et les macrozooplanctontes (Hafferssas, 2010).
Les analyses statistiques étayent ces observations. Une corrélation significative relie les abondances des
méduses aux copépodes.
Des flux descendants et ascendants ont été signalés au niveau du secteur occidental. Il s’avère que leurs
circulations sont surtout liées à l’orientation côte – large des stations de prélèvements. En effet, la
régulation est de type bottom – up (flux descendant) pour communautés à localisation côtière. Celles
hébergées par l‘écosystème du large décrivent un contrôle de ascendant (régulation top – down). Les
gradients quantitatifs des prédateurs (méduses) corroborent nos conclusions (Cf. Chapitre IV). En océan
pacifique, l’absence du flux ascendant (proies – prédateurs) a été attribuée à la rareté des populations
des méduses (Hsu & al, 2008). Ainsi, la faune de méduse apparait comme un élément clé dans cet
écosystème. Elle contribue au transfert de la matière organique au sein de la chaine trophique pélagique
(Richardson & al., 2009).
La régénération simultanée des composantes de la chaîne trophique (méduses et copépodes)
caractérisent la région occidentale de la côte algérienne durant l’année 2010. Cette régénération,
associant les peuplements méso et macrozooplanctoniques a été signalée auparavant au niveau de cette
zone (Hafferssas, 2010).
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