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Peu d’espèces endémiques ont été recensées (Solmaris sp.) sur les côtes algériennes. Il en est de même
pour les autres peuplements zooplanctoniques (Furnestin, 1979; Hafferssas, 1996; Kerzabi, 2004). En
effet, ce faible endémisme est expliqué par la proximité de la zone d’étude avec les autres régions
(Seridji, 1989).
V.2. Compositions et affinités quantitatives de la faune
En associant l’ensemble des prélèvements réalisés au niveau de la côte algérienne, les niveaux
d’abondances totales (moins de 5 individus.m
-3 en moyenne), liés aux trois secteurs, sont relativement
faibles. Ces résultats, malgré l’étendue de la zone et les efforts d’échantillonnages, sont étayés par
certains travaux antérieurs réalisés entre 1°E et 5°E de la côte algérienne où les abondances sont
nettement inférieures à 10 individus.m
-3 (Kerzabi, 2004). Cette pauvreté quantitative a déjà été évoquée,
au niveau du bassin algérien, pour les autres peuplements zooplanctoniques (Hafferssas, 2010). Au
niveau du golfe de Tunis, les abondances sont de l’ordres de 15 à 30 individus.m
-3 (Daly Yahia & al.,
2003).
Une variabilité quantitative semblerait exister entre les différentes années de prélèvements (2010, 2012
et 2013). Durant l’année 2010, la région centrale de la côte algérienne concentre plus d’individus (4,12
± 0,72 individus.m
-3 ), par rapport aux régions orientale (1,28 ± 0,14 individus.m
-3
) et occidentale (1,12
± 0,34 individus.m
-3 ). Durant les deux autres années (2012 et 2013), en incluant les peuplements de P.
noctiluca, le secteur occidental détient un stock faunistique relativement élevé, en été et au printemps
(1,15 individus.m
-3 et 35,64 individus.m
-3
, respectivement), par rapport aux autres régions. En outre, ces
peuplements expliqueraient la variabilité saisonnière décrite dans la région ouest algérienne.
Un groupement de quatre populations est fréquemment observé sur les côtes algériennes (S.
bitentaculata, A. hemistoma, R. velatumet P. noctiluca). La contribution et l’importance quantitative de
celles-ci, au sein de cette faune, sont confirmées par les analyses multivariées (CHA et AFC) (Cf.
Chapitre IV). Cette prédominance a été signalée au niveau des côtes tunisiennes (Touzri & al., 2012),
catalanes (Gili & al., 1987), adriatiques (Benovič & Bender, 1987) et liguriennes (Goy, 1972). Les
populations de S. bitentaculata, A. hemistoma, R. velatum, fortement dominantes au printemps et en été,
seraient indicatrices des périodes d’homothermie chaude (Goy, 1991).
Le caractère holoplanctonique temporaire a été décrit pour certaines populations (L. blondina et Clytia
spp.). Ce caractère a été mis en évidence par les traitements statistiques (Cf. Chapitre IV). Elles sont
dominantes au cours des périodes printanière (îles Habibas) et automnale (côte algéroise). La
reproduction de ces deux populations, notamment par bourgeonnement, expliquerait leurs abondances
(plus de 2 individus.m
-3
).
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